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Discours de clôture du Coordinateur principal à la 2e Conférence mondiale de l'ICOR

Chers camarades, hommes et femmes !

Je crois que nous sommes tous d'accord pour dire que la 2e Conférence mondiale a exprimé un grand pas en avant dans la construction de l'ICOR.

Nous pouvions constater qu'elle a grandi de 12,5% depuis sa fondation bien que certains membres l'aient aussi quittée.

Nous avons réussi à mettre en place des comités de coordination sur tous les quatre continents. Ils ont commencé leur travail d'établir un lien pratique avec les organisations membre et à coordonner les tâches pratiques dans la construction du parti et de la lutte de classe.

L'ICOR a lutté avec grand succès pour son indépendance financière et a réalisé de grands progrès dans son auto-financement – cette conférence est à 55% financée par les participants eux-mêmes.

Le plus grand succès consiste dans ce qu'il se fait sentir que nous travaillons à un projet commun. Lors de la Conférence de fondation de l'ICOR, il y eut une influence relativement importante de délégations qui ne sont pas devenues membre ou bien qui se sont de nouveau retirées, mais qui ont répandu beaucoup de scepticisme. À l'époque, nous avons mis trois heures rien que pour nous consacrer aux décisions d'ouverture et aux règles de procédure. Cette fois-ci, leur adoption fut la moindre des choses. Il y eut beaucoup d'efforts à travailler ensemble et de façon constructive, à écouter les objections, propositions et critiques des autres. Il y eut des efforts à ne pas aggraver inutilement les contradictions

Cela manifeste un grand processus de maturation au sein de l'ICOR.

La 2e Conférence mondiale se composa de 28 délégations venant de 24 pays.

12 délégations venaient de l'Europe, 6 délégations de l'Amérique, 6 délégations de l'Asie et 4 délégations de l'Afrique. Nos participants africains furent ainsi présents à 100%. 12 délégations, donc 43%, ont participé pour la première fois à la Conférence mondiale. Pourtant, c'était comme si elles y avaient participé depuis toujours. Elles étaient animées par l'esprit de l'ICOR et avaient compris le problème.

Il fut très impressionnant de voir comment était grande la large participation des délégations. Presque tous les délégués ont participé à la discussion. Au cours des 4 derniers jours, nous avons écouté 370 prises de paroles. Certes, la limitation du temps de parole à cinq minutes nous a parfois restreints, mais elle a aussi permis la richesse des débats et une envergure démocratique.

Le premier rapport de l’ICC fut adopté en grande unanimité et sans voix contre. Il dressa un bilan objectif et vint au résultat que « la construction de l’ICOR est encore à ses tout premiers débuts et qu’il nous faut encore apprendre plus à savoir nous y prendre correctement avec nos principes dans la pratique. » Mais la Conférence a également démontré un progrès net dans l’application des principes. Nous n'avions pas de problèmes à élargir ou à modifier les principes lorsque cela est nécessaire et correct comme au sujet de la composition de l’ICC. Cela manifeste le développement en avant de l'ICOR.

Le rapport présenta un aperçu critique et autocritique du travail effectué aux membres et en particulier aux organisations qui ont participé pour la première fois à une Conférence mondiale. Sous cette forme, cela n'est possible qu'ici. On ne peut pas déduire de papiers ce qui est réalisé par le travail de l'ICOR. Le rapport était une base matérielle pour les décisions à prendre par la 2e Conférence mondiale au sujet de la construction ultérieure de l'ICOR. Et il démontra une perspective optimiste de notre maison commune ICOR pour l'avenir.

Lors de la Conférence, nous avions trois discussions principales :

Premièrement - au sujet du progrès du travail de l'ICOR – il y eut des propositions différentes. Même si la résolution y proposée n'a pas pu être adoptée conjointement, la discussion en fut de très grande valeur car toutes les délégations sont intéressées au progrès de l'ICOR. Nous avons seulement des conceptions différentes sur la façon de le faire. La discussion a approfondi notre compréhension de l'ICOR.

Deuxièmement - concernant la lutte pour la liberté et la démocratie: Il s'agit d'un nouveau phénomène dans le monde où les masses commencent à se détacher de l'impérialisme. Cela est une condition préalable importante pour vaincre ce système et le faire chuter.

Troisièmement - au sujet de la question écologique. Cette discussion était tout d'abord très variée. En même temps, nous avons ainsi élargi notre terrain d'activités. Nous étions tous d'accord qu’il nous faut nous occuper de cette question écologique, y intervenir plus activement, corriger les erreurs du passé. Nous devons apprendre à nous unir aux gens dans la rue et prendre soin à réduire l'influence de l'écologisme bourgeois afin que les masses découvrent l'issu dans la lutte qui transforme la société, dans la lutte pour le socialisme-communisme.

L'ICOR a de grands objectifs – et cela nécessite du temps et de l'énergie ce qui signifie avant tout des cadres ainsi qu'une stratégie et une tactique. Nous avons gagné beaucoup de connaissances au cours des dernières années. Le potentiel de cadres a grandi. L'accent était mis sur la consolidation des CCC (Continental Coordinating Committee - Comité de coordination continental) pour qu'ils puissent coordonner le travail pratique.

Nous devons profiter des conditions objectives afin d'entraîner une accélération de la construction de l'ICOR même si nous ne pouvons pas influencer cela arbitrairement.

La croissance de la confiance qui se fait sentir était également impressionnante. Ce point n'est pas à sous-estimer. Chacun connaît le morcellement qui marque le mouvement marxiste-léniniste et ouvrier. L'ICOR n'en représente actuellement qu'une partie.

Au cours des trois dernières années est née une certaine base de confiance pour interagir de façon constructive. Le respect mutuel se ressent, on n'a pas l’impression que les grandes organisations manquent de respect envers les petites organisations, au contraire : On coopère sur un pied d'égalité, et aussi en ce qui concerne l'esprit, on ressent un grand sentiment de solidarité/d’union qui a porté la Conférence.

Tels sont les résultats de notre Conférence.

Il y a aussi une confiance accrue entre les organisations elles-mêmes et entre elles et les organes élus. Voici la voie dans laquelle nous devons continuer à interagir. C'est une illusion de s'attendre à ce qu'il n'y ait pas de contradictions. Nous vivons dans des situations différentes, pour cette raison nos modes de travail et de vie diffèrent. Mais il est important de profiter de ces contradictions pour progresser et non pour nous démarquer entre nous.

La conférence fut bien organisée, tous les participants y ont aussi contribué.

Nous tenons à remercier en particulier aux 59 camardes, hommes et femmes, du COM (Comité d'organisation multilatéral). Ils ont assuré sans relâche la compréhension entre nous. Même si nous sommes liés par le cœur et l'esprit, la communication au niveau de la langue est tout de même nécessaire. Cela a vraiment fonctionné à merveille avec un appareil de traducteurs et d’interprètes non-professionnel.

Merci aussi à l'équipe qui a assuré les repas, elle s'est très bien occupée de nous.

L'équipe de sécurité a bien pris garde de nous.

Merci beaucoup aussi à l'équipe technique, aux rédacteurs/rédactrices du procès verbal ainsi qu'à l'équipe financière.

Nous pouvons envisager l'avenir avec de l'optimisme et porter l'esprit de la conférence vers l'extérieur, gagner d'autres organisations, dissiper leurs réserves. Nous devons déployer tous nos efforts dans le projet commun et gagner aussi d'autres organisations. Il est important que l'ICOR inclût des organisations qui ont de l’influence sur d’autres rapports d’organisations afin de pouvoir faire progresser le processus d'unification

Au nom de la présidence, je clôture la 2e Conférence mondiale de l'ICOR et vous demande de vous lever pour chanter ensemble « l'Internationale ».