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Citations d’ Enver Hoxha.


                        En 1958 dans des thèses à propos des intellectuels, Enver écrivait:


« Lorsqu’ un ouvrier devient communiste, il sent que quelque chose qui jusqu’à présent dormait en lui s’est réveillé; il découvre une culture qui éclaire ce qu’il sentait d’une manière obscure; il trouve dans le marxisme la confirmation évidente de son être, il prend conscience de ce qui existait dans son inconscient. Donc, lorsque l’ouvrier devient communiste, il s’édifie, il se renforce.

« Lorsqu’ un intellectuel devient communiste les choses se passent différemment. A chaque pas que fait la victoire de la conscience socialiste, l’intellectuel est contraint  de détruire quelque chose de son passé. Donc il détruit et construit et dans ses premiers pas il a l’impression non pas de créer mais de lutter contre lui-même.

« Lorsqu’un ouvrier devient communiste, il sait d’avance qu’il devra lutter, faire des grèves, et affronter le capitalisme; il sait même qu’il peut être tué, mais il a un seul ennemi et c’est un ennemi extérieur, le capitalisme, alors que l’intellectuel doit affronter la lutte sur deux fronts à la fois, contre sa propre personne, c’est-à-dire contre ses survivances petites bourgeoises et contre son ennemi extérieur, le capitalisme.
« Pour que l’intellectuel puisse acquérir une conscience socialiste, il faut le diriger, le tremper par le travail pratique, veiller à sa rééducation et à son éducation par la théorie marxiste-léniniste. C’est la classe ouvrière et son parti qui doivent mener sans répit ce travail avec l’intellectuel. »