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Pour la révolution

Les forces contre-révolutionnaires sont d’abord l’impérialisme, c’est-à-dire les grandes puissances industrielles avec leurs tentacules, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, responsables de la mondialisation capitaliste qui rend les riches plus riches et les  pauvres plus pauvres, à l’échelle planétaire. Et. sur le plan national, en l’occurrence Haïti:

1.  les secteurs mulâtre et noir de la bourgeoisie traditionnelle inféodée à l’impérialisme, détenteurs du pouvoir politique et des privilèges économiques qui en découlent, maîtres des villes et particulièrement de la capitale, avec l’appui inconditionnel de l’armée indigène d’occupation forcée par les Etats-Unis pour la protection, non pas de notre peuple et de la nation, mais de l’état dépendant dont la double mission est de défendre les intérêts des classes possédantes et ceux de la domination étrangère.


2. les grands «dons» ou grands propriétaires fonciers féodaux, maîtres des vies et des biens dans les campagnes, exploiteurs impitoyables des petits propriétaires et des paysans sans terre, grâce à une police rurale sans conscience et sans contrôle. Puis, vient la petite-bourgeoisie versatile dont la frange supérieure aspire à s’embourgeoiser alors que la frange inférieure est menacée de se prolétariser, avec, pour cheval  de bataille  la question de couleur  substituée à la lutte des classes pour mieux opprimer les masses.
Enfin, cette gauche dévoyée qui n’a de gauche que le nom et dont la politique aberrante contribue au retour des macoutes. tant au sein de
l’opposition représentée par la Convergence que dans le gouvernement «Lavalas’ - tous deux au service de Washington par leur acceptation sans réserve de l’économie néo-libérale. Le nationalisme au pouvoir avec le président Sténio Vincent (1930-1941) a éclaté à cause des contradictions d’intérêts entre sa direction bourgeoise et petite-bourgeoise d’une part, et de sa base populaire d’autre part, comme l’a souligné Jacques Roumain dans l’Analyse schématique 1932-1934, considérée comme le manifeste du Parti Communiste Haïtien (PCH) qu’il fonda en 1934 avec l’économiste Etienne Charlier et l’éducateur Christian Beaulieu, au départ des «Marines- américains, pour assurer la défense des masses, à la fois contre la tyrannie locale et la  domination impérialiste.


Emprisonné deux fois sous l’occupation Militaire ainéricaine (1915-1934)qui venait d’écraser dans le sang et par la trahison la guérilla paysanne des Cacos dirigée par Charlemagne Péralte et Benoit Batraville, et deux autres fois sous le gouvernement Vincent - Roumain partit pour l’exil, la santé ébranlée. Il mourut à Port-au-Prince en 1944, à l’âge de 37 ans. Son successeur en littérature et en politique, Jacques Stéphen Alexis, fondateur du Parti d’Entente Populaire (PEP), fut assassiné à 39 ans par les sbires du tyran-à-vie François Duvalier, de même que jean-Jacques Dessalines Ambroise qui avait créé le Parti Populaire de Libération Nationale (PPLN), que le poète Jean Métellus chanta dans Hommes de Plein Vent. La fusion de ces deux organisations marxistes en Parti Unifié des Communistes Haïtiens (PUCH) a donné à Haïti  des militants de l’envergure de Gérald Brisson, de Raymond Jean-François et des frères Sansaricq. Après la chute de la dynastie duvaliériste, le PUCH sombra...Dans « Haïti, la lutte et l’espoir» texte écrit en collaboration avec mon frère Franck Laraque qui sera publié par le CIDTHCA, j’évoque les trois classiques de la littérature marxiste haitienne:Jacques Roumain ou la rosée de l’espoir, Anthony Lespès ou les clés de la lumière et Jacques Stéphen Alexis, Camarade Soleil -figures exemplaires comme Patrice Lumumba en Afrique, Che Guevara en Amérique Latine et Malcolm X aùx  Etats-Unis.


Je ne crois pas en Dieu mais j’admire en Christ l’homme qui a vécu et est mort pour ses idées. Après “Irak, Ramsey Clark, qui personnifie la conscience de son peuple  a fait juger les crimes de guerre de l’armée nord-américaine en Corée par un tribunal international où Haïti est représentée par Ben Dupuy, secrétaire-général du Parti Populaire National (PPN) et codirecteur du journal Haïti Progrès, resté fidèle à ses convictions idéologiques. Comme l’atteste la Révolution Cubaine en rendant hommage au précurseur josé Marti et en nous rappelant l’héroïsme des militants morts à Moncada, les martyrs de la révolution ne sont pas responsables de ses échecs. Malgré les erreurs commises dont il nous faut tirer les leçons, ils demeurent des modelés à suivre et par la victoire, à dépasser.


Le capitalisme n’est pas éternel. Il sera remplacé par un autre système: le socialisme ou la démocratie économique, base nécessaire de la démocratie politique et des libertés individuelles dans la poursuite collective du bonheur. Le but suprême du marxisme, en transformant le monde, est de changer la vie. La révolution pacifique a été écrasée au Chili. En Europe et en  Amérique, en Asie et en Afrique, elle a été violente - quoi qu’en disent les falsificateurs de l’histoire. Elle seule sauvera Haïti.

New York, le 12 juillet 2001

Paul Laraque


N.B.- Le texte que vous venez de lire a été écrit avant le voyage du président Aristide à Cuba et les attaques des gangs anti-révolutionnaire que les troupes américaines de l’Occupation multinationale n’avaient  pas désarmés, Il revient au gouvernement lavalas de prendre position sans équivoque contre la tyrannie «macoute» et la domination étrangère, tout en maintenant des relations diplomatiques normales tant avec  Washington qu’avec la Havane. Pour mériter la solidarité des autres peuples, il nous faut leur prouver la nôtre dans la défense de leurs droits à la vie et à la liberté -spécifiquement la liberté de choisir leur propre voie de développement Vaut-il mieux de gagner sans le peuple que de perdre avec lui ?  Aux  sauveurs de se sauver! Quant au peuple, en vérité, il peut perdre des batailles mais, organisé par une avant garde révolutionnaire, il gagnera la guerre
.


 New York le 28 Juillet 2001, anniversaire de la

première Occupation Militaire Américaine d’Haïti.