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Fascisme dans le monde entier: L'Ecole des assassins


Fondée au Panama en 1946 et transférée en 1984 à Fort Brenning quand le président panaméen Jorge Illueca la chassa,-la qualifiant de " plus grande base pour la destabilisation en Amérique latine" l'Ecole des Amériques a assuré l'entraînement de plus de 60.000soldats d'Amérique latine et du Bassin des Caraïbes. Sept cent-cinquante étudiants doivent y recevoir leur diplôme pour l'année 1995.   "Au Costa Rica comme dans le reste de l'Amérique centrale, police et armée sont interchangeable" écrit W.E.Gutman dans un article paru dans Z Magazine du mois de Janvier 1995. Quel espoir, quelle confiance faut-il mettre en outre dans notre"nouvelle force de police nationale" dont la majorité des membres partent pour suivre leur formation aux Etats-Unis sur décision de l'ambassade des de ce pays en Haïti ?


             L'auteur retrace les exploits sanglants dans leur propre pays des principaux diplômés de cette école des bourreaux, mais il nous renseigne d'une façon peu commune sur la nature de cette police costaricaine tant vantée et qui n'a en fait rien ou presque rien à envier aux forces armées des pays voisins. La SOA [acronyme anglais pour l'Ecole des Amériques ou School of Americas] est une institution modèle. Ses instructeurs et étudiants sont recrutés parmi les la crème de l'establishment militaire de l'Amérique latine.  Le programme des cours comprend:


             La contre-insurrection, le renseignement militaire, les techniques d'interrogatoire, les tirs d'embuscade, les tactiques de commando et d'infanterie, la guerre psychologique et "irrégulière", les opérations en forêts, entre autres spécialité essentiellement consacrées à la guerre. Cependant, les soldats latinoaméricains de la SOA ne sont pas toujours entraînés à défendre les frontières de leur pays contre une invasion étrangère.On leur enseigne-aux frais du contribualbe des Etats-Unis-à faire la guerre à leurs propres concitoyens, à contrefaire la vérité, à réduire au silence les poètes, à dompter les visionnaires turbulents, à museler le clergé militant, à entraver les syndicats, à faire taire les voix de la dissidence et du mécontentement, à neutraliser les pauvres, les affamés, les démunis, à éteindre les rêves communs, à irriguer les champs de l'abondance avec les larmes d'une société captive et à transformer les paladins et les protestataires en de paisibles vassaux. Même s'il faut procéder à leur élimination.  " Parmi les diplômés de la SOA on compte des dictateurs et des soldats impliqués dans de flagrantes violations des droits humains en Amérique Latine" dit Kennedy( démocrate du Massachussetts) "La persistance de ces activités laisse croire que les Etats-Unis donnent leur bénédiction à de tels excès. La SOA coûte des millions de dollars par année et nous identifie à la tyrannie et à l'oppression."

Dans une classe à part


Quand les militaires poursuivent leurs frasques en Amérique latine, comme ils ont coutume de le faire avec une régularité d'horloge, des doigts accusateurs pointent du côté de Washington. Tel a été le cas en 1989 lorsqu' une patrouille de l'armée salvadorienne fit irruption à l'Université centr américaine, tuant six prêtres jésuites, leur cuisinier et la fille de ce dernier. Quelques-unes des victimes furent exécutées alors qu'elles gisaient sur le sol face ontre terre. Des groupes de droits humains ont aussitôt accusé les Etats-Unis d'aider et d'encourager le régime militaire du El Salvador. Et ce n'était pas une simple allégation.
               

En réalité, les 3/4( trois quart) des militaires salvadoriens impliqués dans spt autre bain de sang durant la guerre civile( y compris l'assassinat de l'Archevêque Oscar Romero, quinze ans au paravant) avaient suivi leur entraînement à la SOA. Des deux cent quarante-six officiers cités pour différents crimes en Colombie par un tribunal international des droits humains, cent cinq étaient des anciens de la SOA.  Au Honduras, les cinq gradés qui organisèrent au milieu des années quatre-vingt, avec la complicité des Etats-Unis, l'escadron secret de la mort dénommé Bataillon 3-16, sont aussi passés par la SOA.


                Ils abattent des enfants n'est-ce pas ?
 
               Selon Bruce Harris, directeur du Covenant House Latin American Programs," 1994 a été une année emblémtique pour le Guatémala plus préocupé de bananes et de café que de la vie humaine, avec le nombre le plus élevé d'exécutions extra-judiciairedes enfants de rue  pour cette décennie, un total de treize...Dans le documentaire produit par la BBC intitulé: The Shoot Children, Don't They ?( Ils abattent les enfants, n'est-ce pas ?) Caballeros accusait Harris de " vouloir que justice soit faite au claquement d'un doigt" et se plaignait que ce dernier" en faisant vraiment trop au sujet d'un seul enfant"