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LA CONDITION DES FEMMES EN HAITI

Travay sa se kontribisyon fanm vanyan ki te nan PUCH te bay. Sa montre nou koman medam yo te konnen mennen ankèt, te konnen travay pou  payi dayiti te ka chanje. Se yon bèl leson nou gen devan nou la. Se pou nou pran ekzanp, bon ekzanp ke medam yo mete nan men nou pou nou sa etidye pou demen ke Ayioti chei nou an ka vini pi bèl. Mèsi pou kontribisyon sa.


                                         La transformation révolutionnaire de la société haïtienne ne peut se réaliser sans la participation des femmes.
“L‘expérience de tous les mouvements libéra­teurs atteste que le succès dune révolution dépend du degré de participation des femmes”
(LENINE, Oeuvres, Paris-Moscou, t. 28, pp. 184-186)
Dans notre société, les femmes en plus de leur poids numérique, jouent un rôle économique et social de première importance, en particulier dans les classes fondamenta­les : la classe ouvrière et la paysannerie pauvre. Ce­pendant, comme les autres travailleurs, elles subissent 1‘exploitation la plus éhontée du capital et des struc­tures semi féodales prédominantes dans la paysannerie. De plus, elles sont victimes d’un ensemble de disposi­tions économiques, sociales, juridiques et politiques, qui les maintiennent en état d’infériorité.


Les femmes haïtiennes, comme tous ceux qui sont oppri­més, doivent lutter pour leur propre libération.

“Sans les femmes, il ne peut y avoir de véritable mouvement de masse”.(LENINE ibid.)

Les femmes sont donc appelées à jouer un rôle de premier plan en raison du caractère de masse de notre lutte. Elles représentent un potentiel de forces agissantes et dynamiques pour la transformation radicale de notre so­ciété et l’élimination totale des formes d’oppression qui les affectent plus particulièrement.

Conscient de cet aspect fondamental de la lutte révolu­tionnaire, fondant son action sur la théorie éprouvée du marxisme-léninisme et sur la connaissance scientifi­que des particularités de la réalité sociale nationale, notre parti s’engage à travailler avec détermination à l’intégration des travailleuses -paysannes et ouvrières— des femmes des secteurs populaires des couches moyennes et d’autres catégories de femmes intéressées, dans le combat qu’il mène pour la démocratie et le socialisme.
SITUATION DES FEMMES HAITIENNES
A- POIDS ECONOMIQUE ET SOCIAL

Nous savons que les femmes haïtiennes représentent la moitié de la population active et que dans certains secteurs, elles occupent une place prépondérante. Dans la paysannerie, où se trouve concentrée 80% de la popula­tion globale, la femme représente 48% du nombre total des agriculteurs. Elle travaille la terre et pratique l’élevage et est responsable de la commercialisation d’une partie des produits. Dans le secteur industriel, sa présence est plus importante que celle de l’homme dans cer­taines branches : trieuse de café, ouvrière des filatu­res de coton, couturière, ou brodeuse dans les maisons de confection...Elle constitue l’essentiel (70%) des ouvriers dans les manufactures d’assemblage, dont le nombre a considérablement augmenté au cours de ces 10 dernières années. Ce sont elles qui constituent l’armée des travailleuses à la pièce et des travailleuses à domicile.

En Haïti, le commerce interne est assuré en majeure partie par les femmes. Dans cette catégorie elles sont 9 fois plus nombreuses que les hommes. Madan sara et re­vendeuses parcourent le pays pour écouler les produits agricoles et ravitailler les marches ruraux et urbains. A leur tour, les pacotilleuses vendent les produits de consommation courante importés ou de fabrication locale. Toute autre forme de petit commerce, les marchandes am­bulantes de nourriture par exemple, est pratiquée es­sentiellement par les femmes. Ces marchandes jouent un rôle clé dans l’organisation de la vie des masses populaires.

Dans les couches de sous-prolétaires et de travailleurs individuels, les femmes constituent la majeur partie de la domesticité, et cela des le très jeune âge, où leur condition s’apparente souvent  à l’esclavage.
Dans le secteur des services cependant, les femmes sont moins nombreuses que les hommes ; elles occupent en général les métiers et professions considérés traditionnellement comme féminins : secrétaire, infirmière, ins­titutrice, On y compte un certain nombre de membres de professions libérales, mais toujours nettement inférieur à celui des hommes. Dans Ie domaine du haut commerce, du tourisme et de l’entreprise industrielle, on note la présence de quelques femmes.

Dans l’émigration haïtienne, où l’on compte actuellement près d‘un million de personnes, les femmes sont nombreu­ses et participent de façon significative à l’impact é­conomique créé par 1’infection en Haïti de $ 80 000 000 par an venant de travailleurs émigrés. Dans plusieurs pays de la Caraïbe, et en Amérique du Nord, ce sont elles qui arrivent souvent les premières pour remplir les tâches domestiques et les emplois de manufacture dédaignés par le prolétariat locaL Dans la Caraïbe et le Sud des Etats-Unis, on les retrouve également engagées dans un circuit commercial, qui inclut Haïti, où leur habilité de petites commerçantes est bien connue.

Dans toutes ces couches,.et en particulier dans les cou­ches populaires et les couches moyennes, la femme .joue un rôle social fondamental. C’est à elle que revient souvent la responsabilité d’élever les enfants, d’assu­rer leur survie et leur éducation. Dans notre société, la femme se retrouve souvent seule avec ces enfants. Seul soutien économique de la famille, elle doit faire face à une situation d’insécurité et de misère qui est le lot de la majorité des familles haïtiennes.