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La chute des Duvalier n'a pas amené automatiquement la démocratie et le développement socio-économique. A part quelques réformes partielles, les structures traditionnelles sont restéees intactes. Cela a entrainé pour conséquences la persistance et l'amplification des phénomènes comme la répression, l'insécurité, l'intolérance, la corruption, le népotisme et la misère.

Le monde des travailleurs est la première victime de cette situation. Bien qu'il ait farouchement lutté pour les changements fondamentaux en Haïti. Il n'a pas moins été la cible des forces traditionnelles et conservatrices, notamment les ex-Forces Armées et leurs supplétifs, les tontons macoutes.

Depuis la mort de René Préval certains chroniqueurs chantent les louanges de gauche de son passage comme président.

L'administration néo-libérale que l'administration du président Préval s'évertuait à appliquer sous les consignes des ISA, du FMI et de la Banque mondiale avait nettement contribué à aggraver la crise haïtienne qui avait atteint un seuil très avancé. Le pouvoir d'achat de la population  avait considérablement baissé. Le revenu per capita n'avait pas atteint les 250 dollars US. L'inflation battait son plein. Notre marché intérieur devenait de plus en plus exigu. La production nationale  n'a pas été encouragée. Les entreprises locales ou nationales fermaient leurs portes écraséées par la concurrence étrangère. Certaines entreprises étaient privatiséees pour devenir des centres d'importation de produits nord-américains. 

Sous le gouvernement de Préval, l'agriculture haïtienne était en ruine, et dire que la population rurale à l'époque était de 80%.

Sous Préval, la production caféière et cacao était en chute libre,  et les autres denrées d'exportation ont disparu des tableaux de statistiques. Nous importions du sucre, par exemple, alors que, il n' y avait  pas lontemps, le sucre représentait notre deuxème produit d'exportation. Sur le terrain syndicaliste, Bataille ouvrière ( BO)menait un combat acharné  contre les exploitations  des ouvriers dans beaucoup d'entreprises.

Comment des chroniqueurs peuvent claironner que le gouvernement de René Préval était de gauche.

Nous pensons que certains doivent reviser leurs copies. 

Parlons de Préval personnellement, il y en a qui a déclaré: "Moinsieur René Préval était un anarchiste quand il étudiat en Belgique." Puisque Paul Denis ( l'ancien minsistre de la Justice) était l'ami de René Préval en Belgique, pourquoi ne pas lui demander avant de raconterdu n'importe quoi.

Préval est mort. Mais Bellerive doit des explications à la Nation.

Avec ce que nous venons d'écrire et d'expliquer, peut-on encore claironner que Préval fut un homme de gauche?