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   L' ARMEE "  CACHEE  "  DU COSTA RICA
 
               Des panoramas de montagneux à vous couper le souffle, un climat idyllique, des forêts tropicales immaculées, des plages dorées s'étirant le long des deux côtes, une faune riche et une flore exubérante, le Costa Rica a tout cela et autre chose. Mais ce qui rend les Costaricains encore plus fiers, c'est de pouvoir rappler à l'envi au monde entier que leur petite nation d'Amériaque centrale n'a pas eu d'armée depuis l'abolition de celle-ci en 1948. Voyons voir.
                Un document obtenu grâce au Freedom of Information Act( loi de la liberté d'accès à l'information) fait état d' une liste de près de deux milles cinq cents soldats et officiers costaricains qui ont reçu un entraînement à la SOA depuis 1949. Parmi les cours suivis on trouve : le renseignement
militaire( la deuxième spécialité la plus populaire après la police militaire et l'infanterie),la guerre psychologique, les techniques de commando et de franc-tireur, de troupes aéroportées, logistique et ouvrages militaires, opération en jungle, mortiers, "guerre irrégulière", contre-insurrection, "guerre nucléaire et pédagogie militaire" communication radio et entretien, " tactiques spéciales", déminage, armements de base et de soins médicaux pour les traumatismes de combat.
Le Costa Rica a aussi fourni des instructeurs à la SOA, tout récemment le lieutenant Wilbert Mora et les capitaines Juan Calvo, Jorge Alfaro Nunez, Luis C. Calvo et Carlos Alberto Castro. Les deux derniers ont terminé un séjour de deux ans en janvier. Le lieutenant-colonel Walter F. Novaro Romero( SOA 1989, spéc. guerre psychologique),un Costaricain est le sous-Commandant de la base de la SOA.
La réputation du Costa Rica en tant que havre d'écologie et comme destination touristique idéale a servi à masquer un palmarès de droits humains pour le moins douteux. Pas plus qu'en 1993, le commando Cobra, un mystérieux groupe para-militaire, maintenait en activité l'acheminement de la drogue et terrorisait les indigènes vibant dans les jungles de Talamanca. Les Indiens du Costa Rica sont en voie d'extinction.
" La SOA fa   it sérieusement obstacle à l'établissment et au renforcement de la démocratie en Amérique latine" accuse le père
Roy Bourgeois, un prêtre Maryknoll qui a passé deux années en prison pour son action à la tête des protestations contre l'Ecole. Bourgeois, qui a dirigé le SOA Watch, une organisation de base enregistrant des informations sur cette école, indique que la "SOA ne sélectionne pas les militaires qui y sont en voyés. Des auteurs connus de graves crimes de guerre y font le va et vient à loisir" .Financée par l'argent des contribuables aux Etats-Unis, explique le réligieux," la SOA vole l'argent aux pauvres. Ses étudiants retournent dans leur pays pour enrichir les riches et maintenir les démunis à leur place"
                               Traduit par Guy Roumer
Haïti Progrès Vol 13  N° 33 \8 au 14 Novembre 1995

Fascisme dans le monde entier: L'Ecole des assassins


Fondée au Panama en 1946 et transférée en 1984 à Fort Brenning quand le président panaméen Jorge Illueca la chassa,-la qualifiant de " plus grande base pour la destabilisation en Amérique latine" l'Ecole des Amériques a assuré l'entraînement de plus de 60.000soldats d'Amérique latine et du Bassin des Caraïbes. Sept cent-cinquante étudiants doivent y recevoir leur diplôme pour l'année 1995.   "Au Costa Rica comme dans le reste de l'Amérique centrale, police et armée sont interchangeable" écrit W.E.Gutman dans un article paru dans Z Magazine du mois de Janvier 1995. Quel espoir, quelle confiance faut-il mettre en outre dans notre"nouvelle force de police nationale" dont la majorité des membres partent pour suivre leur formation aux Etats-Unis sur décision de l'ambassade des de ce pays en Haïti ?


             L'auteur retrace les exploits sanglants dans leur propre pays des principaux diplômés de cette école des bourreaux, mais il nous renseigne d'une façon peu commune sur la nature de cette police costaricaine tant vantée et qui n'a en fait rien ou presque rien à envier aux forces armées des pays voisins. La SOA [acronyme anglais pour l'Ecole des Amériques ou School of Americas] est une institution modèle. Ses instructeurs et étudiants sont recrutés parmi les la crème de l'establishment militaire de l'Amérique latine.  Le programme des cours comprend:


             La contre-insurrection, le renseignement militaire, les techniques d'interrogatoire, les tirs d'embuscade, les tactiques de commando et d'infanterie, la guerre psychologique et "irrégulière", les opérations en forêts, entre autres spécialité essentiellement consacrées à la guerre. Cependant, les soldats latinoaméricains de la SOA ne sont pas toujours entraînés à défendre les frontières de leur pays contre une invasion étrangère.On leur enseigne-aux frais du contribualbe des Etats-Unis-à faire la guerre à leurs propres concitoyens, à contrefaire la vérité, à réduire au silence les poètes, à dompter les visionnaires turbulents, à museler le clergé militant, à entraver les syndicats, à faire taire les voix de la dissidence et du mécontentement, à neutraliser les pauvres, les affamés, les démunis, à éteindre les rêves communs, à irriguer les champs de l'abondance avec les larmes d'une société captive et à transformer les paladins et les protestataires en de paisibles vassaux. Même s'il faut procéder à leur élimination.  " Parmi les diplômés de la SOA on compte des dictateurs et des soldats impliqués dans de flagrantes violations des droits humains en Amérique Latine" dit Kennedy( démocrate du Massachussetts) "La persistance de ces activités laisse croire que les Etats-Unis donnent leur bénédiction à de tels excès. La SOA coûte des millions de dollars par année et nous identifie à la tyrannie et à l'oppression."

Dans une classe à part


Quand les militaires poursuivent leurs frasques en Amérique latine, comme ils ont coutume de le faire avec une régularité d'horloge, des doigts accusateurs pointent du côté de Washington. Tel a été le cas en 1989 lorsqu' une patrouille de l'armée salvadorienne fit irruption à l'Université centr américaine, tuant six prêtres jésuites, leur cuisinier et la fille de ce dernier. Quelques-unes des victimes furent exécutées alors qu'elles gisaient sur le sol face ontre terre. Des groupes de droits humains ont aussitôt accusé les Etats-Unis d'aider et d'encourager le régime militaire du El Salvador. Et ce n'était pas une simple allégation.
               

En réalité, les 3/4( trois quart) des militaires salvadoriens impliqués dans spt autre bain de sang durant la guerre civile( y compris l'assassinat de l'Archevêque Oscar Romero, quinze ans au paravant) avaient suivi leur entraînement à la SOA. Des deux cent quarante-six officiers cités pour différents crimes en Colombie par un tribunal international des droits humains, cent cinq étaient des anciens de la SOA.  Au Honduras, les cinq gradés qui organisèrent au milieu des années quatre-vingt, avec la complicité des Etats-Unis, l'escadron secret de la mort dénommé Bataillon 3-16, sont aussi passés par la SOA.


                Ils abattent des enfants n'est-ce pas ?
 
               Selon Bruce Harris, directeur du Covenant House Latin American Programs," 1994 a été une année emblémtique pour le Guatémala plus préocupé de bananes et de café que de la vie humaine, avec le nombre le plus élevé d'exécutions extra-judiciairedes enfants de rue  pour cette décennie, un total de treize...Dans le documentaire produit par la BBC intitulé: The Shoot Children, Don't They ?( Ils abattent les enfants, n'est-ce pas ?) Caballeros accusait Harris de " vouloir que justice soit faite au claquement d'un doigt" et se plaignait que ce dernier" en faisant vraiment trop au sujet d'un seul enfant"

République Dominicaine
 
Le 29 Nov 1995, près de 40 haïtien ont failli perdre leur vie dans un battey à Monteano. Plusieurs jours avant, la plantation N° 283 zone 3 a été ravagée par le feu. Tout le monde sait que les responsables des usines mettent le feu chaque année, pour ne pas dépenser pour le nettoyage. Les haïtiens ont été accuisés d'avoir mis le feu. Le vendredi 29 septembre, entre 17 et 18 heures les responsables de l'usine, Plino Carabayo et Ramon Olivio Prerès, chef de garde champêtre ont rassemblé 40 Haïtiens. 36 viennent de Boca Nueva, 2 de Cangresso et 2 dans l'Est. Pendant trois heures, les dominicains ont enfermé les haïtiens dans un park. Vers 20 heures, un camion immatriculé 228 arriva. Ils forcèrent les haîtiens de monter et ils s'en allèrent. Les Dominicains allaient les massacrer. A Dajabon près de la frontière, il y un ravin. Au fond il y a un étang. Le chauffeur fit marche arrière et puis les dominicains donnèrent l'ordre aux Haïtiens de sauter en bas. Il yeut des disparus et des blessés.
 
Le samedi 7 octobre; les militaires dominicains ont débarqué à Maro tout près de Esperanza et commencèrent par détruire les " maisons "des travailleurs haïtiens. Le même jour, un autre groupe de dominicain ont brûlé 12 maisons dans la localité de Lavyak. Avant de tout écraser, ils ont volé tout ce qu'ils ont trouvé sur leur passage. Ils ont forcé les femmes de s'embarquer dans un camion. Les mairis de retour de leur travail ont trouvé leurs maisons détruites et leurs femmes et enfants disparus.
 
Lundi 13 Novembre, le vice président Jasinto Peinado, le candidat du parti de Balaguerre a déclaré qu'il faut compter tous les haïtiens qui sont en dominicanie. Il reconnait qu'haïti est un bon marché pour les produits dominicains. La Dominicanie a besoin des travailleurs Haïtiens pour les travaux que les dominicains refusent d'exécuter telles que la coupe de canne, récolte du café les chantiers en construction ect. Peinado déclare que les Haïtiens ont envie d'envahir la dominicanie, menacent leur identité, apportent des maladies en dominicanie. ( Libète 15 nov 1995 ) Traduction libre du Kréol par Bois D'orme Letiro)
4.  Restauration du Capitalisme en Europe de l'EST    BOSNIE  le rôle caché des Etats-Unis et du Pentagone


   Haïti Progrès 22/28 Nov 1995


Les ORIGINES du démembrement de la Jougoslavie ( Sarah Founders)
    
Le 5 Novembre 199o, le congrès des Etats-Unis a voté la loi sur les opérations étrangères de 1991, N° 101-513. Cette loi était une condamnation à mort signée. Une clause en particulier était si meurtrière que même un rapport de la CIA exposé trois semaines après dans le New York Times du 27 novembre 1990, prédisait qu'elle menait à une guerre civile sanglante. Une section de la loi 101-513 a, brusquement et sans avertissement préalable, coupé toute l'aide, le commerce, les crédits et les prêts des Etats-Unis à la Yougoslavie dans un délai de six mois. Elle a également ordonné des élections séparées dans chacune des six républiques composant la Yougoslavie, exifeant que le département d'Etat approuve les procédures d'élections et les résultats avant que l'aide à chaque République puisse être reprise. Les législations exigeaient de plus que le personnel étanusien, dans toutes les institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, fasse respecter cette politique de suspension de tous les crédits et prêts.