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Victoire et défaite du premier État socialiste Marx et Vandervelde, à propos de la Commune de Paris Frans De Maegd* Victoire et défaite du premier État socialiste Marx et Vandervelde, à propos de la Commune de Paris Frans De Maegd* A Paris, sur la butte Montmartre, se trouve le Sacré-cœur, une église blanche en forme de pain de sucre. Peu de visiteurs savent qu'il s'agit d'un "monument national d'utilité publique", érigé après l'écrasement de la Commune de Paris. Du 18 mars au 28 mai 1871, la classe ouvrière de Paris avait mené la première révolution socialiste et créé le premier État socialiste. Le Sacré-cœur a été construit à l'endroit précis où la révolution avait débuté. Il devait symboliser la victoire sur "la barbarie et la tyrannie athées" et exprimer l'espoir qu'une telle catastrophe ne trouble plus jamais l'ordre bourgeois. Ce monument réactionnaire et anticommuniste ne fut achevé qu'en 1919. Au même moment, en Union soviétique, les vainqueurs de la révolution d'octobre 1917, érigeaient leur fier État socialiste - sur les ruines de la Commune, comme le disait Lénine. 

La social-démocratie internationale s'est rangée avec conviction derrière les campagnes de haine de la bourgeoisie contre l'Etat soviétique. La scission totale entre le socialisme révolutionnaire et le socialiste réformiste était accomplie. Mais cette scission était déjà apparue beaucoup plus tôt. On s'en rend compte clairement quand on voit le regard que portent Marx et Vandervelde sur la Commune.

POUR L'ETUDE DU MARXISME
GUIDE DE LECTURE
« La doctrine de Marx s'attire dans tout le monde civilisé la plus grande hostilité et la haine la plus grande de la science bourgeoise (tant officielle que libérale) qui voit dans le marxisme une sorte de « secte malfaisante ». On ne doit pas s'attendre à une autre attitude, car il ne peut pas y avoir dans une société, fondée sur la lutte des classes, de science sociale « impartiale ». Toute la science officielle et libérale défend, de façon ou d'autre, l'esclavage salarié, alors que le marxisme a déclaré une guerre implacable à cet esclavage. Demander une science impartiale dans une société d'esclavage salarié, est une naïveté aussi puérile que de demander aux fabricants d'être impartiaux dans la question de savoir s'il faut augmenter le salaire des ouvriers au détriment du bénéfice du capital.
Mais ce n'est pas tout. L'histoire de la philosophie et celle de la science sociale démontrent, avec une clarté parfaite, qu'il n'y a rien dans le marxisme qui ressemble à un « sectarisme » ou à une doctrine fermée et rigide, surgie en dehors de la voie directe du développement de la civilisation universelle. Bien au contraire, tout le génie de Marx consista précisément à résoudre les problèmes que la pensée avancée de l'humanité posait déjà. Sa doctrine naquit comme la continuation directe et immédiate de celle des plus grands représentants de la philosophie, de l'économie politique et du socialisme.
La doctrine de Marx est toute-puissante, car elle est juste. Elle est complète et bien ordonnée, elle donne aux hommes une vue entière du monde, qui ne se peut concilier avec aucune superstition, avec aucune réaction, avec aucune défense de l'oppression bourgeoise. Le marxisme est le successeur naturel de tout ce que l'humanité a créé de meilleur au XIXe siècle dans la philosophie allemande, dans l'économie politique anglaise et dans le socialisme français. »
V. Lénine.
Edition électronique réalisée par Vincent Gouysse à partir de l’ouvrage publié en 1936 par le Bureau d’Editions, Paris.
WWW.MARXISME.FR
Sommaire :
Introduction (p. 3)
INITIATION GENERALE
K. Marx et F. Engels — Le Manifeste du Parti communiste (p. 4) K. Marx — Adresse inaugurale de l'Association internationale des travailleurs (p. 5) K. Marx — Travail salarié et Capital (Extraits) (p. 5) K. Marx — Salaires, Prix et Profits (Extraits) (p. 5) F. Engels — Socialisme utopique et socialisme scientifique (p. 6) F. Engels — Karl Marx (p. 6) V. Lénine — Karl Marx et sa doctrine (p. 7) V. Lénine — Friedrich Engels (p. 8) J. Staline — Lénine (p. 8) J. Staline — Les Principes du léninisme (p. 8)
ETUDES SPECIALISEES
A. Economie politique
F. Engels — Anti-Dühring (tome II) (p. 10) K. Marx — Misère de la philosophie (p. 10) K. Marx — Critique de l'économie politique (p. 11) K. Marx — Le Capital (p. 12) K. Marx — Histoire des doctrines économiques (p. 13) V. Lénine — L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme (p. 14)
B. Philosophie F. Engels — Anti-Dühring (tome I) (p. 15)
K. Marx et F. Engels — Etudes philosophiques (p. 16) K. Marx — Œuvres philosophiques (p. 18) V. Lénine — Du matérialisme historique (p. 19) V. Lénine — De la religion (p. 20)
V. Lénine — Matérialisme et empiriocriticisme (p. 20) C. Histoire
F. Engels — L'Origine de ta famille, de la propriété privée et de l'Etat (p. 22) F. Engels — La Guerre des paysans en Allemagne (p. 24) F. Engels — La Situation des classes, laborieuses en Angleterre (p. 25) F. Engels — Révolution et contre-révolution en Allemagne (p. 25)
K. Marx — Les Luttes de classes en France (1848-1850) (p. 27) K. Marx — Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte (p. 28) K. Marx — La Guerre civile en France (1871) (p. 29) K. Marx et F. Engels — Critiques des programmes de Gotha et d'Erfurt (p. 30) V. Lénine — La Commune de Paris (p. 30)
V. Lénine — La Révolution russe de 1905 (p. 31) V. Lénine — La Révolution d'Octobre (p. 32) V. Lénine — L'Etat et la Révolution (p. 32) V. Lénine — La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky (p. 34) V. Lénine — La Maladie infantile du communisme (p. 35)
D. Edification du socialisme
J. Staline. — La Révolution d'Octobre (p. 36) J. Staline. — La Collectivisation du village (p. 37) J. Staline. — Deux Bilans (p. 38) J. Staline. — Le Bilan du premier plan quinquennal (p. 39) J. Staline. — Dans la bonne voie (p. 39) J. Staline. — Deux mondes (p. 40) J. Staline. — L'Homme, le capital le plus précieux (p. 41) J. Staline. — Pour une vie belle et joyeuse (p. 41)
Bibliographie (p. 42)
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Introduction
La question Comment étudier le marxisme, préoccupe actuellement de nombreux travailleurs. Il y en a qui se sont attaqués au Capital de Marx sans aucune préparation et qui ont été découragés par les difficultés de la lecture. Il y en a d'autres qui ne lisent que la presse ouvrière sous prétexte que la littérature marxiste est inaccessible aux ouvriers.
Or, ces deux attitudes sont également erronées. Si l'on ne peut commencer l'étude du marxisme par le Capital, cela ne signifie nullement, qu'après une sérieuse initiation, un ouvrier ne puisse le lire et le comprendre.
Il est impossible d'étudier l'algèbre sans connaître le calcul ; il est impossible d'apprendre l'orthographe sans connaître l'alphabet. On croit souvent que le marxisme échappe à cette règle commune, que l'on peut l'étudier sans aucun plan.
Inutile de dire que cette attitude est fausse. Le marxisme est une science qui englobe tous les domaines de la vie sociale : conception du monde, de la société, de la pensée. Il réunit dans un ensemble homogène toutes les connaissances humaines.
Il est vrai que la science officielle ne le reconnaît pas, qu'il est banni des écoles et des universités bourgeoises, mais cela prouve seulement que la bourgeoisie redoute cette science nouvelle qui dénonce, sans pitié, les tares du régime social existant.
Les conclusions politiques du marxisme découlent donc de l'ensemble de cette théorie, elles en sont inséparables. Il est impossible de déterminer l'attitude politique du prolétariat sans un examen préalable de la situation, sans une analyse scientifique des conditions objectives dans lesquelles se déroulent les événements.
Combien souvent des erreurs politiques graves ont été le résultat de l'ignorance de la théorie et des expériences passées du mouvement prolétarien ; combien souvent la classe ouvrière a payé de son sang la liaison insuffisante entre la théorie et la pratique.
La vie a confirmé pleinement la justesse de la déclaration de Lénine : Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire.
Pour l'étude du marxisme, comme pour toute autre science, il faut procéder au choix et au classement de la littérature. Il faut indiquer au lecteur ouvrier, dont le temps disponible est très limité, d'abord les livres accessibles et simples, donnant une vue d'ensemble de la science marxiste, pour lui permettre ensuite de se spécialiser et de se perfectionner.
Nous nous sommes attachés à grouper et à classer les ouvrages essentiels des fondateurs du socialisme scientifique et de leurs continuateurs directs. Nous ne prétendons nullement donner une bibliographie complète de la littérature marxiste. Nous avons même écarté intentionnellement les écrits d'actualité politique pour nous cantonner dans le domaine de la théorie.
Notre guide s'adresse à ceux qui, par la lecture de la presse ouvrière, des brochures d'actualité, ont acquis déjà une préparation élémentaire à l'étude de la théorie. Il leur sera utile toutefois de lire au préalable la petite collection ABC du marxisme (voir la bibliographie) qui complète et systématise ces premières connaissances.
Quant à l'étude de la théorie proprement dite, nous la divisons en deux parties :
L'initiation générale, par la lecture des œuvres les plus accessibles de Marx, Engels, Lénine et Staline, qui traitent des problèmes fondamentaux du marxisme.
Les études spécialisées, destinées aux lecteurs qui désirent se perfectionner dans une branche déterminée de la science prolétarienne.
Cette première tentative de choix et de classement est loin d'être définitive. Nous savons qu'un tel travail demande une mise au point continuelle. Pour nous en signaler les lacunes nous faisons appel à nos lecteurs. Leur collaboration active nous permettra d'améliorer et de compléter ce travail, d'en faire un outil indispensable à l'étude du marxisme.