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Le Nouveau Parti Communiste Haïtien ( Marxiste-Léniniste) NPCH est crée 

Lors du premier Congrès, la camarade Vania Lubin fut nommée 1ère secrétaire du NPCH.

Ce Parti est l'avant-garde du prolétariat et son organisation est basée sur le principe du centralisme démocratique.

Si l'on veut que le Parti soit fort, il faut appliquer le centralisme démocratique en vue de développer l'initiative de tous ses membres.

Le centralisme du Parti est basé sur la démocratie. Sur la base de cette démocratie les opinions justes sont concentrées pour aboutir

à l'unité de compréhension, de politique, de planification, de direction et d'action. Le centralisme ne peut  être séparé de la démocratie, sans quoi il devient

de l'arbitraire et de l'autocratie.

Pour unifier les idées et les actions de tous les membres du Parti et faire de celui-ci une force puissante homogène pour combattre l'ennemi, le NPCH se doit

d'avoir des principes d'organisation et une discipline- l'individu obéit l'organisation,  la minorité à la majorité, les échelons subalternes aux échelons supérieurs

et l'ensemble du Parti au Comité Central. Cette obéissance doit avoir pour préable la justesse politique et être conforme au marxisme léniniste et aux intérêts du peuple.

La liberté et la démocratie n'existent que dans le concret et jamais dans l'abstrait. Dans une société où il y a la lutte , quand les classes exploiteuses ont la

liberté d'exploiter les travailleurs, ceux-ci n'ont pas la liberté de se soustraire à l'exploitation; quand la bourgeoisie jouit de la démocratie, il n'y a pas de démocratie pour

le prolétariat et les autres travailleurs.

Les organisations du Parti doivent être composées d'éléments avancés du prolétariat; elles doivent être des organisations d'avant-garde , dynamiques, capables de conduire

le prolétariat et les masses révolutionnaires dans leur combat contre l'ennemi de classe.

 

Publié le 16/02/2021 par PCF

Haïti : Répondre à l'appel à solidarité du peuple haïtien en danger !

Depuis 2018, le peuple haïtien se mobilise contre le pouvoir corrompu et autoritaire de Jovenel Moïse. Les manifestations populaires massives ont été réprimées dans le sang, plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie, mais le président haïtien continue de bénéficier au plan international du soutien de sa marraine officieuse, l'administration étasunienne, et de l'UE et même – sous couvert de son élection au suffrage universel – d'une partie des instances des Nations unies.

Ponte de l'agroalimentaire qui a fait sa fortune, colossale, dans la banane, Jovenel Moïse mène une politique au diapason des exigences du Fonds monétaire international (FMI) par une libéralisation forcenée de l'économie du pays favorisant les 20 % de privilégiés qui se partagent à eux seuls près de 65 % des richesses nationales. Sous son mandat, la corruption s'est poursuivie et encore étendue alors que le pays est l'un des plus pauvres de sa région, et même du monde. La moitié de la population ne dispose que deux dollars par jour pour survivre. Des centaines de millions de dollars d'aide au développement et de dons humanitaires ont été détournés au vu et au su de tous, notamment des fondations étatsuniennes qui exercent une mainmise sur les programmes de développement de l'île. Depuis le 13 janvier 2020, seul un tiers des sénateurs siège encore et, comme ce fut le cas en 2015, Haïti n'a plus de réel Parlement. C'est donc le chef de l'Etat, seul, qui gouverne – à coups de décrets comme à coups de matraque, au milieu d'un silence gêné mais convenu, un véritable silence complice, des puissances internationales.Il y a une semaine, alors que la plus haute instance juridique du pays, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, a constaté selon les termes de la Constitution la fin du mandat présidentiel au 7 février 2021 et nommé un président par intérim, Jovenel Moïse a répliqué en multipliant les arrestations arbitraires pour « complot contre la sûreté de l'Etat » et renforçant la répression contre les manifestants, pourtant soutenus par tous les secteurs de la société, la confédération des barreaux ainsi que la conférence épiscopale et les églises protestantes, qui exigent tous son départ et l'organisation d'un scrutin démocratique, libre et transparent.

Ainsi que le souligne l'écrivain Lyonnel Trouillot dans son Appel à solidarité pour peuple en danger, le 8 févier, c'est l'ombre des « tontons macoutes » qui plane à nouveau sur Haïti et c'est la dictature qui s'avance.

Le Parti communiste français tient à renouveler son soutien et sa solidarité avec le peuple haïtien, avec tous les secteurs en lutte, notamment les enseignants, pour leurs droits sociaux, la justice sociale, les libertés et la démocratie en Haïti. Le PCF appelle à la solidarité internationale la plus large avec le peuple haïtien qui endure des décennies de prédation, d'ingérence, d'exploitation et de violence politique.

Le PCF demande instamment aux autorités françaises de condamner avec fermeté les actes de répression de Jovenel Moïse et de prendre une initiative déterminée sous égide des Nations unies pour la mise en place d'un vrai processus de transition et d'une conférence nationale comme le demande le mouvement populaire haïtien.

Il y a neuf ans, le camarade et ami Ludo Martens tirait sa révérence.

Ce soir, lors d'une rencontre pour parler de Jacques Roumain, le fondateur du Parti Communiste Haïtien,

nous tenons à observer, au nom de Ludo Martens,  grand révolutionnaire, internationaliste prolétarien,

une minutie de silence.

                   Camarade Vania Lubin membre du CC