Fil de navigation

Stefan Engel se te prezidan MLPD. Li se yon bon konbatan. Si yon moun bezwen liv ki ale nan sans atik sila a, ekri kontak la.

                    Ti Klè Miranda manb NPCH 

C’est précisément pendant des périodes de crises ou des passages qualitatifs à une nouvelle situation que se développe au sein du mouvement ouvrier, du mouvement populaire et aussi dans le parti ouvrier révolutionnaire le débat pour la voie correcte, pour les conclusions correctes. Ce débat d'opinions qui a lieu n’est que le reflet matériel de changements sociaux. La façon dont est menée cette lutte a souvent une importance décisive pour toute l'orientation du développement  du mouvement. C'est pourquoi la question de la culture correcte du débat devient habituellement le centre de la discussion

 

Sous 'culture du débat’, on comprend en général une manière de traiter des contradictions. Conformément à l'antagonisme des classes dans la société, nous sommes aujourd'hui en premier lieu confrontés à deux formes principales de culture du débat : la culture du débat prolétarienne et la culture du débat bourgeoise ou petite-bourgeoise.

 

Les marxistes-léninistes partent du principe que le monde est plein de contradictions. On peut aussi dire que la réalité n'existe que par les contradictions. C'est pourquoi ils ont une relation naturelle avec les contradictions et, pour cette raison, ils sont en mesure d'exercer une influence sur la réalité et de la changer de façon ciblée. La ligne directrice fondamentale pour la culture du débat prolétarienne est le marxisme-léninisme et la méthode dialectico-matérialiste.

 

La culture du débat bourgeoise vise au maintien des rapports sociaux capitalistes et à l'exercice du pouvoir des monopoles sur la société entière. C'est pourquoi elle est contrainte à esquiver la réalité et à se réfugier dans les idéaux bourgeois généraux. Elle ne peut donc pas être une culture du débat véritablement ouverte. Il ne s'agit que d'imposer l'opinion dominante qui, comme chacun sait, est l'opinion des dirigeants. C’est pourquoi le noyau en est l'anticommunisme, cet argument massue avec lequel on se croit d'emblée du « bon côté ». 

 

La culture du débat petite-bourgeoise est une forme spéciale de la culture du débat bourgeoise avec une série de particularités. En règle générale, elle a une attitude idéaliste et subjectiviste par rapport aux contradictions, qui dans la culture du débat, mène à éluder des contradictions ou à les exagérer. Cela caractérise la culture du débat petite-bourgeoise. Elle vise à réconcilier les contradictions antagonistes entre la classe ouvrière et la bourgeoisie et, en même temps, à diviser les masses travailleuses. Ainsi par exemple dans le mémoire « Culture du débat en Allemagne et médiation » de A. Schnare, la « véritable fin du débat » est érigée en objectif général de la culture du débat. Il revendique une « culture du débat plus fortement portée par l'idée du consensus que jusqu'à présent. » (« Conclusions » du mémoire « Culture du débat en Allemagne et médiation », Internet). En conséquence, des contradictions se constitueraient arbitrairement, leur raison se situerait dans l'approche des hommes et le meilleur serait de niveler toutes les contradictions ou même de les éliminer. Mais en même temps, la bourgeoisie alimente dans les masses aussi une concurrence ciblée, la zizanie, la volonté d'avoir toujours raison, les diffamations et d'autres agents caustiques contre des rapports solidaires. 

 

Le caractère de la culture du débat prolétarienne

 

La culture du débat prolétarienne suppose que le caractère contradictoire universel dans la nature et la société se reflète dans la pensée, la sensibilité et l'action. Sur la base de la société de classes du capitalisme monopoliste d'État, le caractère contradictoire dans la pensée, la sensibilité et l'action au sein des masses prend surtout la forme des luttes entre les modes de pensée prolétarien et petit-bourgeois. La lutte entre les modes de pensée prolétarien et petit-bourgeois est soumise aux lois de mouvement dialectiques comme elles ont été découvertes et généralisées dans l'enseignement du mode de pensée. Par l'application consciente de ces lois de mouvement dialectiques, il est possible d'exercer une influence sur la pensée, la sensibilité et l'action des masses et d'éveiller et de développer leur conscience de classe à un niveau supérieur.

 

L'essence de la culture du débat prolétarienne fut résumée ainsi dans le Revolutionärer Weg 28 [Voie révolutionnaire] : « La culture du débat prolétarienne est l'application consciente de la méthode dialectico-matérialiste dans la lutte pour le mode de pensée dans le parti, parmi les masses et dans la préparation de la révolution internationale. » (p. 313)

 

L'importance de la culture du débat prolétarienne dans la situation actuelle

 

La culture du débat prolétarienne s'est révélée le problème central idéologico-politique, qui doit être résolu par le MLPD pour devenir parti des masses.

 

Cela fut mis en évidence comme dans un miroir ardent pendant la campagne électorale du Landtag en Saxe-Anhalt. Au cours de ses milliers d’entretiens, le MLPD a ressenti une forte colère et une grande amertume des masses, accompagnées d’une profonde résignation. D'un côté, elle est un rejet justifié des partis bourgeois et de leurs promesses vides. Mais de l'autre côté, elle exprime aussi le fait que les larges masses ne sont pas encore prêtes à lutter pour leur avenir. 

 

De quel mode de pensée s’agit-il ? C'est le mode de pensée selon lequel « quelqu’un doit faire quelque chose pour moi ». C'est le mode de pensée qui reflète que beaucoup de personnes sont habituées à ce que de quelconques bureaucrates pensent à leur place, et à être tenues en tutelle. Mais les gens doivent lever la tutelle et assumer la responsabilité pour eux mêmes, pour leurs enfants et leur classe. C'est un mode de pensée révisionniste. Ce mode de pensée révisionniste est un renoncement au marxisme-léninisme, affirmant qu'on ne peut lutter que dans de bonnes conditions. On ne peut plus penser de façon révolutionnaire, on ne peut que s'adapter. S’adapter aux conditions, même si ce sont celles du capitalisme.

 

Il était nécessaire dans notre campagne électorale de dévoiler intégralement les effets de ce mode de pensée petit-bourgeois révisionniste au lieu de les camoufler, au lieu de chercher l'unité au niveau de l'amertume générale, etc. Il était de plus nécessaire de traiter les contradictions correctement dans une confiance profonde envers les masses. 

 

C'est seulement possible sur la base d'un grand respect pour les gens dans les  nouveaux Länder. Car ils sont arrivés à faire quelque chose que la classe ouvrière en Allemagne occidentale n'avait pas fait depuis la Seconde Guerre mondiale. Tout de même, ils l’ont emporté sur un gouvernement et une structure sociale dont ils ne voulaient plus, et ont ainsi forgé par leur lutte la base pour la réunification.

 

Le succès de la construction du parti en Saxe-Anhalt repose sur la façon dont le MLPD aide les masses à venir à bout du mode de pensée petit-bourgeois révisionniste. Par contre, avant que ce maillon fut identifié et traité résolument, l'amertume, le mode de pensée petit-bourgeois révisionniste pouvaient même parfois avoir de l'influence sur le travail du Parti. Cela s'exprimait par une adaptation au refus de « la politique », dans le passage à des méthodes bureaucratiques dans le travail du Parti en Saxe-Anhalt, dans un nivellement par le bas des relations publiques, etc. Mais quand cette orientation fondamentale était flagrante, quand elle était discutée et critiquée dans le Parti et aussi parmi les militants sans parti, la lutte pour le mode de pensée des masses fut reprise et menée à la perfection. Cela engendra de grands succès dans la construction du parti en Saxe-Anhalt. Avant la campagne électorale, il y avait en Saxe-Anhalt seulement une section locale et un groupe local du MLPD. Maintenant, le MLPD est représenté avec des structures organisationnelles dans 24 villes, et par conséquent dans presque toutes les villes de la Saxe-Anhalt comptant plus de 20 000 habitants.

 

Le couronnement de la dernière tâche principale tactique furent les activités à la mémoire de Willi Dickhut début mai. Rien qu’au séminaire de deux jours, il y eut 170 interventions qui utilisaient, concrétisaient et approfondissaient, etc., la ligne idéologico-politique du MLPD sous tous les aspects. Une des méthodes de la culture du débat prolétarienne était aussi par exemple la stricte limitation du temps de parole des participants à 5 minutes, qui permit un débat sur un pied d’égalité entre des membres du Comité central, des représentants du mouvement marxiste-léniniste international et des membres du MLPD ainsi que de nombreux sans parti. Juste après le séminaire, le camarade slovaque Jan Lenco écrivait au MLPD sur l'effet révolutionnaire : « Ce n'est pas une exagération quand je dis qu'il s'agissait des plus belles journées de ma vie. Je me suis toujours imaginé les rapports entre des camarades comme à Gelsenkirchen. Les conversations avec les camarades furent une école magnifique de l'internationalisme. »

 

Tout cela montre que le MLPD a atteint un nouveau niveau dans la maîtrise de la culture du débat prolétarienne. Il est désormais nécessaire que cette nouvelle qualité s'impose dans tout le parti, dans toutes les unités organisationnelles et dans tous les domaines. La culture du débat prolétarienne est la clé pour aider les masses et le parti et son organisation de jeunes REBELL à venir à bout de toutes les influences du mode de pensée petit-bourgeois, soient-elles petites-bourgeoises révisionnistes, petites-bourgeoises réformistes, petites-bourgeoises féministes ou petites-bourgeoises antiautoritaires.

 

Éléments principaux de la culture du débat prolétarienne

 

La culture du débat prolétarienne est portée par des individus. Chaque personne  a ses propres capacités et forces, qu'elle peut et doit mettre à profit. De tous les champs d'application de l'enseignement du mode de pensée, la culture du débat prolétarienne est le plus influencé par le hasard et c'est pour cela qu'elle est liée à une énorme flexibilité dans la maîtrise de la dialectique. Son application ne peut pas être « décidée » ou influencée par des règlements fixes ou même rigides. Toutefois, les éléments principaux suivants de la culture du débat prolétarienne se sont dégagés comme ligne directrice générale pour sa réalisation, qui doivent être appliqués avec créativité dans chaque situation concrète.

 

  • La culture du débat prolétarienne est la clé pour le développement à un niveau supérieur de l'unité entre des partis marxistes-léninistes et les masses. Plus variés et complexes sont les rapports entre le Parti et les masses, plus hautes sont les exigences posées au niveau de la culture du débat prolétarienne.
  • La culture du débat prolétarienne est toujours fondamentale et concrète. Elle ne peut pas être appliquée abstraitement ou être acquise dans des exercices de simulation, elle se rapporte toujours à un conflit qui a réellement lieu entre les modes de pensée prolétarien et petit-bourgeois.
  • La culture du débat prolétarienne ne peut avoir lieu que sur la base des principes. Elle se rapporte toujours à la réalisation des principes du Parti ou d'autres organisations ou mouvements dans la lutte des classes prolétarienne. Par contre, sur une base sans principes, la culture du débat devient sans but, dégénère fréquemment en des chamailleries personnelles, etc. 
  • La culture du débat prolétarienne souligne l'aspect politique et vise à la réalisation de la ligne prolétarienne et du travail sur la base du mode de pensée prolétarienne. Cependant, sans cette référence explicite, elle devient une phraséologie moralisante ou même une méthode psychologistique. 
  • La condition essentielle de la culture du débat prolétarienne est l'analyse concrète de la situation concrète au niveau de l'enseignement du mode de pensée. C’est seulement ainsi que l’on peut définir les formes concrètes et la diversité des méthodes applicables dans le traitement des contradictions. 
  • La culture du débat prolétarienne est le cœur du travail d'encadrement dans le Parti et dans l'éducation des masses à leur auto-libération. Elle vise à la pensée, la sensibilité et l'action autonomes des cadres et des masses.
  • La ligne directrice pour la culture du débat prolétarienne dans l'étape actuelle sans situation révolutionnaire aiguë est de rendre capable le parti et les masses de venir à bout de l'anticommunisme moderne. C'est la clé pour gagner la majorité décisive de la classe ouvrière à la cause du socialisme et pour intégrer les larges masses dans la lutte contre les monopoles et l'État. Si par contre la culture du débat petite-bourgeoise avance, l'anticommunisme moderne peut prendre de l'influence même sur le travail du parti.
  • Les deux formes principales de la culture du débat prolétarienne sont la lutte contre le mode de pensée petit-bourgeois et la lutte pour le mode de pensée prolétarien. Dans ce contexte, la culture du débat prolétarienne doit toujours réaliser l'unité dialectique entre la lutte contre le mode de pensée petit-bourgeois et la lutte pour le mode de pensée prolétarien. Chaque séparation ne mène qu'à un traitement des contradictions soit sectaire, soit opportuniste.
  • Ce faisant, la culture du débat prolétarienne ne peut s'imposer que dans la lutte contre la culture du débat petite-bourgeoise. C'est pourquoi il est important de faire de la question de la culture du débat elle-même l’objet du débat.
  • Le noyau fondamental de la culture du débat prolétarienne est la critique et l'autocritique au niveau des principes. Il est dit dans le Revolutionärer Weg 10 : «  La critique et l'autocritique sont un processus dialectique, la loi de développement du parti révolutionnaire et du mouvement ouvrier révolutionnaire. » Et : « La critique et l'autocritique sont une méthode pour surmonter des contradictions au sein du peuple et dans le parti. » (p.50/51)
  • La culture du débat prolétarienne est pour l'essentiel l'application consciente de la méthode dialectique dans la lutte pour le mode de pensée prolétarien contre le mode de pensée petit-bourgeois. 

Il faut tenir compte du fait qu'à chaque forme d'organisation ou de mouvement dans la lutte des classes correspond une méthode particulière de la culture du débat prolétarienne.