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Le souvenir de ce penseur de génie, de cet homme d’action incomparable vivra pendant des siècles. Grâce à lui, en effet, une époque nouvelle a été ouverte : la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, réalisée dans l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, a mis les forces naturelles et les sciences au service de l’humanité et rendu chaque jour meilleures les conditions de vie. La grande Révolution d’Octobre 1917 en Russie a ouvert en effet l’ère du socialisme, l’ère du bonheur sur la terre.

Et cependant, au moment où LÉNINE posa la question de la Révolution prolétarienne, la vieille Russie semblait devoir toucher le fond de l’abîme. Elle était déjà un des pays les plus arriérés dans tous les domaines. La Révolution de Février 1917, qui avait renversé l’absolutisme, n’avait apporté au peuple ni le pain, ni la paix, ni la liberté; le pays s’effondrait dans le chaos.

La situation était telle qu’au 1er Congrès des Soviets de Russie, en juin 1917, un ministre « socialiste » déclarait qu’ « il n’est point en Russie de Parti politique qui se déclare prêt à assumer la plénitude dit pouvoir ».

Et c’est alors qu’un homme se dressa « Je réponds: il en est un... Notre parti ne s’y refuse pas : il est prêt à chaque instant à assumer la plénitude du pouvoir » (1).

Cet homme était LÉNINE, et ce Parti, celui des Bolcheviks

 

(1)LENINE — OEUVRES choisies, Tome II, page. 60.

 

Certains riçanèrent...

Moins de cinq mois plus tard, le Parti des Bolcheviks, porté par un formidable mouvement de masse, recevait du  1er Congrès des Soviets la plénitude du pouvoir.

Trente ans après, chacun peut apprécier l’oeuvre de ce Parti, le Parti de LÉNINE et de STALINE : il a tiré le pays de la misère, de la famine, de l’ignorance, du désor­dre et de la colonisation par les impérialistes étrangers; plus encore, il a fait de la vieille Russie l’ETAT le plus puissant du monde. Car c’est l’Union Soviétique qui, presque seule, a brisé la formidable machine de guerre hitlérienne; en se sauvant elle-même, elle a rendu possible l’établissement de régimes populaires et démocratiques dans la moitié de l’Europe et libéré tous les peuples de l’esclavage ou de la menace des impérialistes hitlériens.

Qu’est-ce donc que ce Parti de LÉNINE et de STALINE, qui a rénové son pays en changeant la face de l’humanité?

                            CE QU’EST LE PARTI BOLCHEVIK

 

                      Sa nature réside en quatre caractéristiques essen­tielles

 

1)  Le Parti Bolchevik, le Parti Communiste de L’U.R.S.S., est un parti ouvrier d’un type nouveau orienté par la science du développement de la. société (socialisme scientifique).

                                           

2)     Sa force repose sur son unité de pensée

 

3) Son organisation essentiellement démocratique assure néanmoins une concentration absolue de tous ses organismes.

 

4) Enfin, il est intimement lié à la vie et aux pensées les plus profondes des masses populaires.

 

1. Le Parti Communiste, parti ouvrier d’un type nouveau.

Il  est surgi en effet de la fusion du socialisme avec le mouvement ouvrier.

Cela signifie en somme que le Parti communiste est né de la fécondation du rassemblement des éléments ouvriers les plus conscients par la science du développement de la société, le marxisme.

Comment comprendre le marxisme? LÉNINE nous l’a enseigné et STALINE l’a maintes fois répété : LE MARXISME N’EST PAS UN DOGME, MAIS UN GUIDE POUR L’ACTION.

C’est une méthode d’analyse de la structure de la société et des forces qui la composent et sont en lutte per­manente, lutte de classes, source de développement et de progrès. Cette méthode se base toujours sur des faits constatés et sur la situation économique et politique à chaque phase du développement historique. C’est le matérialisme-dialectique dont STALINE, en quelques pages magistrales, a fixé la définition et la méthode. Avec cette orientation essentielle, la doctrine marxiste ne peut se borner à expliquer le monde. Elle doit le transformer!

La méthode marxiste est donc une méthode scientifique, un instrument de recherche. Et comme toute méthode scientifique, elle est sans cesse en perfectionnement et doit être enrichie au cours même du développement historique.

Mais pour assurer cette fécondation du mouvement ouvrier par le marxisme, il fallut des années de luttes acharnées; LÉNINE et les marxistes russes durent combattre dans une illégalité totale les idées fausses de la « spontanéité du mouvement ouvrier » (en somme, l’absurdité de la germination spontanée) qui aboutissent, naturellement, au fatalisme (ce qui doit arriver arrivera). Donc à accepter passivement le régime actuel au lieu de lutter pour le transformer. LÉNINE et les Bolcheviks combattirent, d’autre part, ceux qui déformaient le marxisme afin de l’utiliser pour justifier en fait l’éternité du capitalisme (les révisionnistes).

LÉNINE soutint et démontra que le Parti marxiste est partie intégrante de la classe ouvrière; il en est un détachement. Mais il se distingue des autres détachements de la classe ouvrière par le fait qu’il en est le détachement conscient, armé de la connaissance de la vie sociale, de la connaissance des lois du développement social, de la connaissance des lois de la lutte de classes; et capable, pour cette raison, d’influer sur la lutte de classes et de l’orienter, c’est-à-dire guider les forces qui peuvent et doivent transformer la société, la classe ouvrière en tête.

•        Cette notion fondamentale de fusion de la théorie révolutionnaire, de la seule théorie révolutionnaire, le marxisme, avec le mouvement ouvrier, constitue la base de granit, le fondement indestructible du Parti Communiste.

Et c’est de là qu’il faut partir si l’on veut comprendre les succès prodigieux, inégalables et inégalés, du Parti Communiste de l’U.R.S.S. : guidé par cette boussole, il a toujours déterminé la route à suivre au milieu des écueils les plus dangereux.

 

2. L’unité de volonté.

 

.Dans un de ses premiers ouvrages fondamentaux, Que faire? écrit en 1902, LÉNINE marquait ce qui distingue les bolcheviks de tous les autres socialistes : la fermeté pour maintenir au sein du Parti l’unité de pensée, donc l’unité de volonté. Cette fermeté de principe des bolcheviks a été à la source même des grands succès du Parti et de la révolution.

Ce fut ainsi, par exemple, en 1926, lorsqu’il s’est agi de fixer la politique d’industrialisation (industrie lourde ou industrie légère). La voie adoptée décidait de I’indépendance nationale, de la force du régime socialiste. Sous l’impulsion de STALINE, le Parti ne s’est pas, laissé entraîner à reprendre les méthodes classiques du capitalisme. Il a battu non seulement les gens « toujours hostiles à toute nouveauté, mais également les membres du Parti qui voulaient le tirer en arrière »        

   « Et voilà pourquoi aujourd’hui encore, écrit la Pravda du 2 décembre, le Parti Bolchevik lutte vigoureusement contre la servilité et l’assujettissement à la culture bourgeoise, contre ceux qui ne comprennent pas que le développement scientifique et culturel soviétique n’est pas et ne peut pas être la continuation du développement bourgeois, mais, au contraire, le développement d’un nouveau mode de pensée et d’investigation, la pensée et les méthodes des hommes du socialisme. La lutte contre ces expressions d’une vieille société périmée et condamnée et le soutien vigoureux des éléments nouveaux et progressistes sont une des tâches que le Parti Communiste de l’U.R.S.S. se fixe à l’heure actuelle pour impulser les efforts de la société soviétique luttant pour le communisme.» Cette lutte constante pour l’unité de pensée, pour le maintien de la pureté de principe, c’est la force essentielle du Parti Bolchevik.

(1)Voir entre autres, Cahiers du Communisme, n° 1, janvier 1946, « Les trois grands exemples de Lénine ».

(2)STALINE Discours à ses électeurs. Voir Cahiers du Communisme, février 1946, page 113.

 

La démocratie dans le Parti

 

Cette clarification des principes, contrairement à ce que disent les agents des trusts et leurs valets sociaux-démocrates, exige de larges discussions, c’est-à-dire la démocratie la plus complète.

C’est dans l’échange des idées, dans les controverses, dans les réfutations au sein des assemblées de cellules et de sections que les adhérents du Parti se pénètrent de la justesse de la ligne générale du Parti. Et il n’est pas d’autre moyen.

 

 La critique et l’autocritique, sources de progrès

 

Plus encore : l’une des forces du Parti Communiste réside dans l’importance exceptionnelle qu’il accorde à la critique et à l’autocritique.

 

L’une et l’autre constituent en effet une force motrice essentielle du développement du Parti. LÉNINE le souligna à maintes reprises.

 

Et STALINE note à cet égard

 

« Si nous n’observons et ne relevons ouvertement et honnêtement, comme doivent le faire des bolcheviks, les erreurs et les déficiences de notre travail, nous nous fermons notre chemin en avant. »

 

En effet, qu’est-ce que l’autocritique?

 

L’autocritique est une pratique courante de tout ouvrier sérieux , de tout technicien. Un travail achevé, son auteur l’examine. Il découvre les insuffisances, aidé par la critique de ses camarades. Celles-ci constatées, il en recherche les causes.

•     Il est bien évident que si les imperfections, les erreurs, les malfaçons sont décelées, et si leurs causes sont trouvées, le travail ultérieur sera de plus haute qualité.

 

« Notre progression, déclarait STALINE au XVe Congrès du Parti Bolchevik, le Congrès de la collectivisation, découle d’une lutte du développement des divergences, de leur élimination, de leur éviction et de leur liquidation.

 

~ Il y a toujours quelque chose chez nous qui meurt, qui meurt non sans lutte pour son existence, sans défendre sa réalité périmée. Il y a toujours chez nous quelque chose qui naît, non pas simplement, mais en hurlant, en criant, en défendant son droit d’exister; la lutte entre l’ancien et le nouveau, entre ce qui meurt et ce qui naît, telle est la base de notre évolution. »

 

C’est pourquoi les communistes soviétiques proclament que

« La critique et l’autocritique bolchevistes.., sont la condition essentielle du développement de notre Parti. »

(Malenkov, secrétaire du Parti Bolchevik à la Conférence des Neuf) (1).

La critique et l’autocritique sont également la force motrice de la société socialiste, qui se développe par la lutte entre l’ancien et le nouveau; l’un et l’autre permettent la vérification du travail accompli, à l’épreuve de l’action.

 

 3.  Un système démocratique d’organisation.

 

Ce Parti Bolchevik résultant de la fusion du socialisme avec le mouvement ouvrier, ce Parti d’unité de pensée a besoin d’un cadre. Ce cadre, c’est l’organisation.

Sans elle, le Parti serait inefficace : la force du torrent se perd dans les sables s’il n’est pas canalisé. ( fos lavalas la pèdi nan lè, paske li pa kanalizé, pat gen oganizasyon na estil ke lenin pale a) ( ajouter par le NPCH)

Ce fut précisément une des faiblesses essentielles du mouvement ouvrier français de croire que la seule propagande suffit à changer une situation.

 

a)  LE CENTRALISME DÉMOCRATIQUE.

 

L’organisation du Parti Communiste est essentielle­ment démocratique.

La démocratie intérieure du Parti est en effet la règle suprême. LÉNINE l’a définie ainsi

 

« Tous les membres du Parti directement ou par l’intermédiaire de leurs représentants dirigent toutes les affaires du Parti, avec des droits égaux et sans aucune exception » (2).

STALINE a enseigné que l’initiative et la participation active des membres du Parti au fonctionnement du Parti et la démocratie sont l’essence même de la puissance du Parti.

 

(1)   MALENKOV « Pour une, paix durable, pour une démo­cratie populaire » 2 du 1~ décembre 1947.

 

(2)    Cité par la .Pravda (25/10/46.)

 

Seulement la démocratie implique une double règle. Tout d’abord « il faut que la minorité se soumette à la majorité » (1).

Mais le Parti Communiste ajoute le centralisme à la démocratie. Ce qui s’exprime ainsi :

« Toutes les décisions du Comité Central et de ses organismes directeurs sont absolument obligatoires, pour toutes les sections du Parti » (Motion du VIIIè Congrès du Parti Bolchevik).

 

En d’autres termes, les organisations inférieures doivent exécuter les décisions des organisations supérieures élues par les congrès ou conférences. La démocratie et le centralisme sont fondus ensemble et l’organisation du Parti constitue ainsi un seul bloc démocratique, mais bien coordonné.

 

b)   Où S’ORGANISE LE PARTI.

 

Quant à l’organisation de base, les statuts du Parti Communiste sont absolument formels : c’est sur le lieu de travail que les communistes sont organisés.

 

Pourquoi ? Parce que c’est sur le lieu de travail usine, entreprise, bureau, école, faculté, village, etc qu’on peut agir le plus efficacement pour faire prendre conscience de leurs intérêts aux travailleurs.

Seuls les membres du Parti appartenant à certaines professions (artisans, ménagères, etc.) sont organisés sur la base locale.

 

c)   QUI PEUT ÊTRE MEMBRE DU PARTI.

 

Une telle structure a exigé des années et des années de lutte. Celle-ci se manifesta dès la création du Parti.

Dès le IIè Congrès du Parti Ouvrier SOCIAL-DÉMOCRATE de Russie, le 30 juillet 1903, LÉNINE soutenait

« Peuvent être membres du Parti tous ceux qui en reconnaissent le programme, soutiennent matériellement le Parti et adhèrent à une de ses organisations » (2).

 

Au contraire, les opportunistes disaient qu’on pouvait être membre du Parti sans participer activement à une des organisations de base.

 

LÉNINE estimait donc que le Parti est un détachement organisé dont les adhérents ne s’attribuent pas eux-mêmes

 

(1)   Histoire du Parti Communiste de l’U.R.S.S., page 47.

(2)   Histoire du Parti Communiste de l’U.R.S.S., page 40.

 

 

 

 

V la qualité de membre, mais sont admis par une de ses organisations et se soumettent, par conséquent, à la discipline du Parti.

Pour les opportunistes, au contraire, les adhérents s’attribuaient eux-mêmes la qualité de membre du Parti; ils n’étaient donc pas tenus de se soumettre à la discipline du Parti, puisqu’ils n’entraient pas dans une de ses organisations.

Pour LENINE et les léninistes, il fallait bâtir un Parti formant un seul bloc et doté de formes d’organisation précises.

Pour les opportunistes, au contraire, la discipline ne pouvait exister, et, par conséquent, ils rejetaient en fait le principe même du Parti.

LÉNINE eut la majorité ; les opportunistes furent battus (1).

C’est dès ce moment que les majoritaires, les Bolcheviks —, jetèrent les bases du Parti qui allait conduire le prolétariat russe et tous les peuples de l’ancien empire des tzars à la libération totale.

 

4. Liaison indestructible avec les travailleurs,

 

Le Parti Communiste de l’Union Soviétique, parti ouvrier d’un type nouveau, est fort de sa confiance inébranlable dans l’action et la puissance des masses populaires, et avant tout de la classe ouvrière.

STALINE a exprimé magnifiquement cette confiance, dans son discours aux élèves de l’Ecole militaire, le 28 janvier 1924

« Les théoriciens et chefs de partis qui savent l’histoire des peuples sont parfois affligés d’une maladie inconvenante. Cette maladie s’appelle la peur des masses, le manque de foi dans leurs facultés créatrices.

...La peur que les éléments ne se déchaînent, que les masses ne « démolissent beaucoup trop », le désir de jouer le rôle de gouvernante, telle est la source de cette espèce d’aristocratie.

LÉNINE était tout l’opposé de ces chefs. Je ne connais pas d’autre révolutionnaire qui ait, comme Lénine, possédé une foi aussi profonde dans les forces créatrices du prolétariat, et en - la justesse révolutionnaire de son instinct de classe. Je ne connais pas d’autre révolutionnaire qui ait su,

(1)   D’où le nom de Bolchéviks, majoritaires, communistes.

Et le nom de Menchéviks, minoritaires, sociaux-démo­crates

comme LÉNINE, flageller aussi impitoyablement les infatués critiques du « chaos de la Révolution… »(1)

 Une conséquence en résulte : la confiance en les masses populaires signifie liaison intime avec elles. Voilà pourquoi le Parti Communiste, bâti par LÉNINE et STALINE, cette forme supérieure d’organisation, se trouve partout où sont les masses populaires, les masses ouvrières.

             Hommes trempés d’acier, parce que certains de la justesse de leur voie, les Bolcheviks sont au sein de la classe ouvrière, aussi bien que dans les villages et dans les facultés, ceux qui savent gagner à leur cause d’émancipation humaine les couches les plus éloignées, au début, de la compréhension de l’issue révolutionnaire comme seule possibilité de sauvetage du peuple.

             Pendant les nuits noires du tsarisme, pendant plus de 25 ans d’illégalité, les Bolcheviks étaient enracinés au coeur des usines, dans les universités et les écoles, dans les campagnes.

              Ils étaient les meilleurs défenseurs de leurs camarades de travail et d’esclavage. LÉNINE avait montré le chemin. Car LENINE lui-même avait écrit en 1895 la fameuse brochure sur les amendes dans les ateliers, ce vol indirect sur les salaires. Il avait ainsi montré comment les Bolcheviks, les communistes, doivent toujours être les défenseurs des plus petites revendications des travailleurs.

             Ce faisant, ils font prendre conscience de leur force aux ouvriers : en effet, si un patron de combat a cédé sur une question de salaires ou sur les conditions de travail, c’est que les travailleurs sont plus forts que lui c’est qu’ils peuvent avoir confiance en eux-mêmes.

              Et voilà pourquoi les communistes ont su acquérir un tel prestige dans la classe ouvrière. Jugeant les hommes sur les actes et non sur les paroles, les travailleurs russes, à la ville comme à la campagne, ont constaté que leurs vrais et seuls défenseurs, ceux qui savent indiquer la voie, ce sont les communistes.

              Rien d’étonnant si, dans ces conditions, les communistes  ont été élus en nombre à la direction des syndicats, des coopératives ouvrières, des unions de paysans, des sociétés d’étudiants. Et, naturellement, des Soviets (Conseils de travailleurs).

              L’autorité indiscutable des Bolchéviks et de leur Parti

(1)     LENTNE vu par STALINE LENINE, OEUVRES Choisies, tome I,pages 35-36.

                                                                                                                                                                                                                             -~                                                                                                                                         - -                                 -

 

parmi les travailleurs russes a été gagnée ainsi au prix d’années de luttes dures et héroïques.

C’est ainsi qu’en 1917 le Bolchevisme n’était plus seulement un courant de la pensée Politique : il était un puissant mouvement Populaire. Sorti du cadre du Parti, était devenu pour les masses populaires de l’Union Soviétique leur façon de percevoir le monde.

Car durant 25 ans, l’expérience leur avait démontrer que les Bolcheviks, seuls, voyaient juste. Et ainsi, qu’eux seuls étaient capables de faire passer leur programme, dans la réalité par leur initiative, leur audace, leur courage, leur capacité d’organisation

Cette confiance inébranlable du peuple envers le Part de LÉNINE et de STALINE est la source de sa force C’est pour cela qu’aucune Puissance n’a été capable d’abattre le régime socialiste C’est Pour cela que les travailleurs soviétiques n’ont ménagé ni leur peine ni leur sang, lorsque le Parti s’est adressé à eux, qu’il s’agisse de la lutte contre les interventions militaires ou des Samedis communistes de 1921 à 1924, pour donner un coup de collier en un point déterminé de l’économie.

Lors du danger, le Parti Communiste a suscité de nouvelles sources d’énergie, dans la lutte armée ou dans l’effort du peuple. Comme cela fut le cas dans le déplacement d’usines à 2.000 kilomètres et leur remise en marche dans le froid mortel de Sibérie lors de l’avance hitlérienne ou, aujourd’hui de la reconstruction des entreprises et des villes.

 

Le peuple voit dans le Parti bolchevik son Parti

 

C’est pour cela que les hommes et les femmes soviétiques regardent comme leur le Parti bolchevik. Car dans l’action, ce Parti a donné à la classe ouvrière, aux paysans kolkhoziens et aux intellectuels, la confiance en leur force. Ce Parti leur a montré la possibilité de construire le Socialisme et en a fait une réalité. Et aussi parce que chaque militant de ce Parti est soudé aux travailleurs par la liai­son la plus vivante : le travail commun et l’entretien direct au cours desquels un BOLCHEVIK sait prêter l’oreille aux « simples gens » et saisit à la fois la préoccupation essentielle et l’expérience des travailleurs.

Voilà pourquoi dans les moments les plus graves : lors de la mort de LENINE, ou pendant la grande guerre contre l’envahisseur hitlérien, les rangs du Parti bolchevik se renforcèrent d’hommes et de femmes envoyés au Parti par la grande masse des travailleurs.

 

« Récemment », disait STALINE en 1924, « deux cent mille ouvriers ont été admis dans notre Parti. Fait remarquable : tous ces gens sont moins venus d’eux-mêmes au Parti qu’ils n’y ont été envoyés par toute la masse des sans-parti, qui a participé activement à l’admission de nouveaux membres, et sans l’approbation de laquelle les nouveaux membres n’étaient pas admis, en général. Ce fait montre que la grande masse des ouvriers sans parti, considère notre Parti comme son parti à elle, comme un parti qui lui est proche et cher, au développement et à la consolidation duquel elle confie volontairement son sort » (1).

 

Cette liaison permanente du Parti Communiste de l’U.R.S.S. avec les masses populaires, ce caractère de masse du Parti des Bolcheviks, s’oppose directement à l’esprit de secte, à celui dit « des minorités agissantes » qui repose sur le mépris du peuple, cet esprit d’anarchiste « grand seigneur ».

 

Parce que le Parti de LÉNINE et de STALINE a une foi inébranlable dans la classe ouvrière et dans les masses laborieuses, ses militants sont partout où se trouvent les travailleurs : syndicats et coopératives, groupements d’anciens combattants ou associations d’intellectuels. Ils en sont les meilleurs éléments et, tout naturellement, ils en deviennent les animateurs.

 

Il n’est pas étonnant qu’en de telles conditions, dans la période qui s’écoula de février à octobre 1917, les Bolcheviks furent rapidement la majorité dans les Soviets (conseils d’ouvriers, paysans et soldats). Les masses populaires avaient vu à l’oeuvre les représentants de tous les autres partis. Aussi à chaque élection partielle, elles les écartaient de la direction et mettaient à leur place des Bolcheviks parce qu’ils s’étaient révélés les meilleurs dans la lutte pour le pain, la paix, la liberté.

 

Et voilà pourquoi la liaison vivante du Parti avec les masses populaires a fait du Parti Bolchevik le seul Parti du peuple, le Parti dont la vie et les intérêts se confondent avec ceux des travailleurs.

— (1) STALINE — « Les principes du Léninisme », chapitre VIII -point 1.

           

 

LE GRAND PARTI DE LA RÉNOVATION NATIONALE

 

Mais la grande guerre libératrice contre l’impérialisme fasciste allemand a révélé autre chose : le degré sublime d’héroïsme, inconnu ailleurs, que le Parti de LÉNINE et de STALINE a suscité dans les peuples de l’Union Soviétique.

« Ce qui est le plus étonnant dans ce pays, c’est le Patriotisme irrésistible du Peuple » déclarait le Commandant TULASNE du

premier groupe Normandie à son arrivée sur le front Soviétique en février 1943.

C’est que ce patriotisme a une base sérieuse le peuple est maître de son pays et son gouvernement est issu de lui.

Dès lors, pour défendre le régime qui lui apporte le pain, la sécurité et la liberté, le peuple est prêt à tout.

 

Toujours, le patriotisme réside dans le peuple

 

Celà, les impérialistes du monde entier, à commencer par les fascistes et à finir par les salariés du dollar, ne l’ont jamais compris De même que les féodaux de 1792-1793 n’ont jamais compris la levée en masse contre   les armées de Brunswick

C’est que les volontaires de l’an II et les partisans qui coupaient les arrières des armées prussiennes, autrichiennes et espagnoles  étaient des patriotes au sens le plus pur du mot et le plus élevé. Ils étaient des patriotes parce qu’ils étaient révolutionnaires

Trois ans avant la Révolution, le 12 décembre 1914, alors que les Bolcheviks appelaient à renverser le gouvernement tsariste, LENINE écrivait :

« Nous sommes pleins d’orgueil  national, car la Nation  grand-russienne elle aussi a créé une classe révolutionnaire; elle a, elle aussi, prouvé qu’elle est capable de donner à l’humanité de grands exemples de lutte pour la liberté et pour le socialisme, et non pas seulement de grands pogromes ,des files de potences des geôles, des ‘grandes famines et un grand avertissement aux popes, au tsar, aux grands propriétaires et aux capitalistes »

 

Ainsi, au moment même où LÉNINE, STALINE et les Bolcheviks étaient persécutés et accusés de trahir la Russie, ils indiquaient déjà qu’ils étaient les vrais et seuls patriotes.

Et c’était exact. Les gouvernants autocrates qui les traquaient, les martyrisaient, étaient tous aux ordres de l’étranger le ministre de la Guerre russe de 1914, Soukhomlinov, était un espion salarié de l’Allemagne impériale, aidé par la tsarine elle-même. Tandis que le tsar Nicolas et ses autres ministres étaient également valets salariés des impérialistes anglo-français.

Le gouvernement « provisoire » de 1917 mit hors la loi LÉNINE, STALINE et les Bolcheviks, comme agents de l’Allemagne.

Or, les Bolcheviks étaient les seuls à indiquer la voie du relèvement national.

Les lamentables ministres « socialistes » à la Kerensky qui les traquaient, étaient eux-mêmes des valets salariés des Schneider et des Vickers, de la haute banque de Paris et de Londres, qui se partageaient, avec Poutilov et les banquiers russes, l’exploitation et les dépouilles de leur peuple.

C’est pour cela qu’au moment où le gouvernement du peuple prit le pouvoir au 11e Congrès des Soviets, les anciennes classes privilégiées capitalistes et grands propriétaires fonciers trahirent leur pays. Ils reçurent de Londres, de Paris et de New-York les troupes, l’argent, les armes et l’aide dans tous les domaines pour les aider à abattre le nouveau régime qui naissait, authentiquement national.

 

Les dirigeants de tous les Partis -Parti Communiste excepté étaient ou devinrent des valets de l’étranger impérialiste. Et ce n’est pas un hasard si les plus vils furent les sociaux-démocrates de toutes nuances.

 

Défenseurs des privilégiés, lorsque ceux-ci s’effon­draient et appelaient la réaction internationale à leur aide, les sociaux-démocrates devenaient les agents directs du capital étranger : et voilà pourquoi les plus infâmes campagnes contre la Grande Révolution socialiste furent et restent l’oeuvre des prétendus socialistes à la Blum.

C’est une loi de l’histoire. C’est toujours les classes privilégiées qui trahissent. Du moment où elles ne sont plus assez fortes pour maintenir sous leur joug le peuple brisant ses chaînes, leur seule ressource est de se vendre à l’étranger.

En arrachant aux impérialistes étrangers et à leurs complices russes les grands moyens de production et d’échange, la Révolution socialiste d’Octobre suscita la haine des rois des trusts et de leurs valets, haine toujours vivace après vingt-cinq ans de complots, de diffamations et d’agressions armées contre le pays du socialisme. Mais elle fit des peuples de l’Union Soviétique les seuls maîtres de leur destin en créant une vraie Indépendance Natio­nale. Voilà la base du patriotisme révolutionnaire des citoyens soviétiques parce que défendant leur régime socialiste, leur avenir.

 

 

Un patriotisme supérieur le patriotisme socialiste

 

Le Parti Bolchevik a fait plus; il a porté ce patriotisme à un degré inconnu jusqu’alors dans l’histoire. En réalisant le socialisme, dans lequel il n’y a plus d’exploitation de l’homme par l’homme, donc plus d’antagonismes de classes, il a, pour la première fois, créé une société unie en un seul bloc homogène, indestructible.

Ainsi, au pays du socialisme, le patriotisme est devenu, à un niveau incomparable, le patriotisme de tout un peuple.

Les victoires des armées soviétiques, uniques dans l’histoire, en même temps que les sacrifices inouïs des peuples de la grande Union Socialiste, ont apporté cette vérification du rôle hautement patriotique du Parti Bol­chevik.

Au point que les derniers débris des émigrés de 1917 à 1921 ont considéré comme l’honneur suprême celui de recevoir la qualité de citoyen soviétique et d’être réadmis dans le pays du socialisme.

 

 

Les Partis Communistes défenseurs des intérêts nationaux

 

Il n’est pas inutile de souligner que, dans tous les autres pays, et en France en particulier, les communistes ont été à la tête des patriotes, non par hasard, mais parce que leur parti est le Parti de la classe ouvrière, classe d’avenir, révolutionnaire, garante des intérêts de la Na­tion.

Le prestige des partis communistes de tous les pays est devenu indiscutable et indiscuté. Celui du Parti Communiste Français est devenu considérable. C’est parce que, durant les années qui précédèrent la dernière guerre, mais surtout durant celles d’oppression fasciste et de trahison nationale, le peuple français, comme les autres peuples, ont constaté que le seul grand parti patriotique a été le Parti Communiste. Non pas seulement par l’héroïsme de ses militants et sympathisants tombés par dizaines de mille d’autres Français combattirent et tombèrent aussi mais un seul parti a réellement défendu les intérêts de la France. L’histoire de 1933 à 1947 le démontre supérieurement. Année par année, mois par mois, et du point de vue intérieur et du point de vue extérieur, c’est le Parti Communiste qui a formulé les solu­tions justes du point de vue national. Et par cela même, du point de vue des intérêts des ouvriers, du peuple et de la République.

 

Patriotisme et non nationalisme bourgeois

 

Mais le patriotisme du Parti Communiste n’a rien de commun avec le nationalisme bourgeois.

Ce ne sont jamais les communistes qui parlent de la supériorité de leur nation ou de « race élue ».

Pour eux, patriotisme ne signifie pas non plus conquêtes.

Précisément parce que les communistes sont des révolutionnaires, ils n’entendent pas porter atteinte aux droits et à la liberté des autres peuples.

Les communistes du pays du socialisme, tout entiers donnés à leur oeuvre d’édification de la société nouvelle, n’ont évidemment rien de commun avec les impérialistes, qui ne peuvent vivre que par la conquête de nouveaux marchés et l’asservissement de nouveaux peuples.

Le patriotisme des communistes n’a donc rien de com­mun avec le nationalisme chauvin, masque de l’impérialisme. Exemple : l’hitlérisme.

 

 

Patriotisme et internationalisme

 

Justement pour cela, les communistes, parce que patriotes, sont internationalistes.

Ils savent très bien que les exploités du monde entier, soumis aux mêmes oppressions, doivent être solidaires contre le même ennemi : l’impérialisme.

Toujours LÉNINE et STALINE ont souligné que l’une des raisons essentielles de la victoire soviétique de 1918 à 1921 contre les interventions armées, a résidé dans la solidarité des travailleurs et des peuples opprimés de tous les pays.

Aujourd’hui, au moment où de nouvelles menaces de guerre sont proférées, les communistes, parce qu’ils sont patriotes,  constatent que les ouvriers du monde entier sont solidaires dans leur lutte pour le pain, pour la paix et pour la liberté. Les actes de solidarité des ouvriers américains, polonais, yougoslaves, espagnols, algériens, italiens, anglais envers les travailleurs français en grève le confirment une fois de plus.

Il n’y a pas contradiction entre le patriotisme des com­munistes et leur internationalisme.

Et avec leur attachement à la Grande République Socialiste Soviétique. Bien au contraire. L’exemple éclatant des peuples soviétiques transformant leur pays par un régime prestigieux leur a donné confiance dans l’avenir de leur propre peuple et les incite à « arracher la patrie aux maquignons de la Patrie », suivant la belle formule de Jaurès, et à faire de leur propre patrie reconquise un pays heureux parce que libre et indépendant.

En revanche, l’histoire de ces quinze dernières années a révélé que la trahison est le fait des classes possédantes dans leur immense majorité : la défense des coffres forts par les S.S. et la Gestapo était une raison suffisante aux de Wendel et à la Banque de l’Union Parisienne pour leur ouvrir la voie. C’est encore pour les mêmes raisons de classe que les traîtres veulent relever la Ruhr avant la France de De Gaulle à Blum, fidèles commis du Veau d’Or de New-York. C’est pour cela que comme au temps de Laval, Déat, Paul Faure et Belin ils attaquent violemment le seul pays qui n’a rien à conquérir, le pays du socialisme, le seul pays dont les intérêts ne s’opposent jamais à ceux du peuple de France, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Ainsi, au lendemain de la grande guerre des peuples pour la liberté, à la tête desquels combattit si brillam­ment le peuple soviétique, il est ‘maintenant prouvé que, dans chaque pays, le grand parti national, patriote par sa ligne politique et par ses hommes, est celui des commu­nistes.

 

DES HOMMES NOUVEAUX

 

Mais la grande guerre libératrice a révélé encore ce que certains appellent un miracle : les actes d’héroïsme en Union Soviétique se sont comptés par millions, les actes les plus beaux comme les plus modestes.

Et c’est ainsi que le monde entier a vu apparaître des hommes et des femmes d’un type nouveau : les hommes et les femmes forgés par le Parti  de LÉNINE et de STALINE.

C’est qu’en libérant l’individu de l’exploitation, du souci permanent et lancinant du pain quotidien et de trouver du travail, le Parti Communiste de l’U.R.S.S. a créé les conditions pour l’épanouissement complet de la personnalité humaine.

Donner à chaque homme les moyens matériels de se développer pleinement pour le plus grand bien de ses semblables et suivant ses facultés, a marqué un des aspects les plus élevés de la Révolution d’Octobre. C’est celui qui réalise la prédiction d’ENGELS : la société socialiste dans laquelle « l’homme doit échanger ses conditions d’existence animales pour des conditions réellement humaines. »

 

Voilà donc pourquoi sont apparus ces hommes et ces femmes admirables. Mais ils ne sont pas surgis tout fabriqués d’un moule particulier. Ils ont été forgés dans une lutte permanente au cours des années si dures de l’établissement du pouvoir soviétique et de la construction socialiste.

 

Pendant des années et des années, les muscles et les nerfs de l’immense pays soviétique étaient tendus : il fallait d’abord assurer la vie du pays, puis transformer un pays agraire, arriéré, en grand pays industriel sans avoir assez d’ouvriers qualifiés, de cadres, de techniciens, de savants! En bâtissant les usines et les laboratoires, il fallait former en même temps des professeurs et des ingénieurs, des médecins et des agronomes.

Et c’est ainsi que se sont forgés des hommes et des femmes qui ne connaissaient les difficultés que pour les résoudre. Et les héros du travail et de la pensée devinrent tout naturellement les héros de la guerre.

Le Parti de LÉNINE et de STALINE s’est révélé, au cours de la guerre, comme la plus grande école de courage et d’action qu’ait jamais connue le monde, comme une école supérieure pour développer l’initiative, l’esprit de responsabilité, c’est-à-dire la personnalité humaine.

La vieille formule socialiste française « Un pour tous, tous pour un », refondue et trempée dans le Parti Communiste, aboutit à ce résultat de forger des hommes et des femmes d’une morale supérieure, d’une morale qui les fait vivre parce qu’ils sont passionnés de lutte.

Seulement cette formation de l’homme nouveau exige elle-même une lutte de chaque instant. Ce fut l’oeuvre du Parti Bolchevik, et c’est encore son oeuvre de continuer cette lutte contre toute infiltration d’une idéologie bourgeoise qui, indiscutablement, est celle de la dégénérescence.

             Ce n’est pas du tout un hasard si la revue des existentialistes préconise comme. une découverte le livre intitulé Journal d’un Voleur, qui débute ainsi :

« La trahison, le vol et l’homosexualité, tels seront mes thèmes fondamentaux. Il existe un lien organique entre mon goût et la trahison, mes occupations de voleur et mes aventures amoureuses.»

Expression juste de la société bourgeoise en pleine décadence, et qui continue le chant « national » de l’Allemagne hitlérienne, la glorification du souteneur Horst Wessel.

        D’où la nécessité d’une lutte permanente au sein du Parti Communiste pour empêcher l’infiltration de ces idéologies typiques de New-York et de Chicago : la morale du banditisme et de la décomposition qui est tout naturellement celle des Rockfeller et des Dupont de Nemours, dont les fortunes monstrueuses ont été dévelop­pées sur l’exploitation et le crime.

        Et l’on comprend très bien que, dans la lutte que mène le Parti Bolchevik pour le maintien de la pureté des principes, figure au premier plan la lutte contre cette philosophie décadente. La philosophie et la morale soviétiques ne peuvent être la continuation, ni même le perfectionnement de cette philosophie bourgeoise. La philosophie et la morale soviétiques partent, d’une part, de la rupture totale avec le vieux monde pourri, condamné, et, de l’autre, d’une conception nouvelle, supérieurement humaine, qui peut ainsi s’exprimer : la base de la haute morale communiste repose sur l’honnêteté politique, celle d’hommes et de femmes dont la vie tout entière donnée à la fidélité au peuple; à leurs principes, au triomphe du communisme, quels que puissent être les sacrifices pour eux-mêmes.

 

SURS DE L’AVENIR

 

L’anniversaire de LÉNINE ne peut donc se séparer de la création et de la vie du Parti Communiste qu’il a fondé et perfectionné avec STALINE.

Le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis d’Amé­rique, étouffe sous sa puissance industrielle. Il ne voit plus de solution que dans l’ouverture de nouveaux marchés à coups de bombes, c’est-à-dire dans une nouvelle guerre qui serait une catastrophe pour l’humanité, et pour ceux­là mêmes qui la voudraient déclencher.

 

L’Angleterre impérialiste sort elle aussi affaiblie de cette guerre. Quant à la France, la trahison de ses fausses élites, celle de tout son personnel politique à leur service

—                 communistes exceptés aboutit à jeter en pleine dé­composition leur propre régime.

Chacun cherche l’issue à cette situation. Le grand exemple du Parti Communiste de l’U.R.S.S., du Parti des Bolcheviks, nous la présente. Elle est d’apporter toujours plus de soin à la formation de ce parti ouvrier d’un type nouveau, de développer et préserver sa fermeté idéologique basée sur une lutte permanente pour le maintien de la pureté des principes, base de son unité de pensée.

La solution est d’élever la trempe de notre parti par son éducation dans le bon fonctionnement de ses assemblées intérieures et dans la pratique démocratique de la critique et de l’autocritique. Elle est dans l’élection de dirigeants qui doivent être ceux que l’expérience a révélés comme les meilleurs et les plus dévoués.

 

La solution, elle est dans une liaison encore plus étroite de notre Parti avec les couches les plus profondes du peuple. Il faut que les travailleurs français constatent une nouvelle fois, comme nous l’enseigna LÊNINE, que les communistes ont abandonné « ce qui a fait tant de mal au prolétariat français, la phrase révolutionnaire ». Car chez les communistes, l’acte accompagne toujours la parole.

Au moment où la décomposition est partout dans le monde des impérialistes, au moment où le peuple cherche l’issue encore confusément, il nous appartient, à nous, communistes, de lui montrer les voies et moyens d’en sortir. . .

Cette grande tâche nationale nous est rendue plus facile par l’oeuvre historique du Parti Bolchevik Communistes, notre gratitude va au Parti qui a fait du socialisme une réalité triomphante sur un sixième de la terre Française, notre reconnaissance va au Parti de LÉNINE et de STALINE, grâce auquel l’Union Soviétique qui nous a libérés du joug hitlérien, est l’invincible bastion des peuples en lutte pour la démocratie, pour la paix, et pour leur Indépendance Nationale.

En renforçant et en améliorant encore et toujours notre Parti Communiste Français qui, lui aussi, veut être un Parti Bolchevik, nous ferons de notre France un pays libéré du régime des trusts, qui deviendra ainsi vraiment démocratique parce que indépendant de toute ingérence étrangère et dans lequel la voie sera ouverte à la création du bonheur par le socialisme.

 

Cahiers du Communisme

Publiés par le

COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISME FRANÇAIS

Janvier 1948  * 25è  ANNEE * nouvelle série N°1