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Les membres et sympathisants du NPCH sont les nouveaux bâtisseurs de notre Chère Haïti

Si l'on veut être un vrai communiste, on sera jeune jusqu'à la fin de ses jours.

Pourquoi ai-je dit : un vrai communiste ? Pourquoi le communisme donne-t-il à l'homme une telle énergie ? Chez un vrai communiste, les préoccupations d'ordre personnel ont un caractère subordonné.

Pour être un communiste ferme, il faut avant tout une robuste conception communiste du monde. Une conception communiste du monde nous permet d'aborder chaque fait, chaque question avec compétence. Une conception communiste du monde, c'est, pour les combattants de la Révolution prolétarienne, la même chose, disons, qu'un télescope géant pour un astronome, ou un microscope pour le chercheur de laboratoire. Une conception communiste du monde permet à un homme politique ou public d'apprécier de façon juste et sous toutes leurs faces les conditions dans lesquelles il travaille ; d'organiser les masses et de les mener au combat ; de voir, de comprendre et de tracer correctement les perspectives pour l'avenir. Tout cela, pris ensemble, fortifie l'homme, fait qu'il ne se laisse pas impressionner par les petites contrariétés individuelles, ni même par des malheurs d'importance. Si nous vivons d'une idée commune, collective ; si nous mettons la collectivité au-dessus de tout ; si nous vivons des mêmes préoccupations et des mêmes espoirs que ceux qui nous entourent, ces préoccupations communes à tous les travailleurs rendront jeunes jusqu'aux vieux communistes que nous sommes.

Prenez la période de1934 à 1980 Jacques Roumain, Christian Beaulieu et bien d'autres camarades comme Jacques Stephen Alexis, Brisson, Dominique Luc, Raymond Jean François, Maxi, Gérald Nazaire ont fait des prodiges d'héroïsme et d'enthousiasme, ont accompli  des oeuvres sans pareils. C'est ce que doivent bien comprendre les jeunes d'aujourd'hui. Ils doivent apprendre à agir collectivement, à brûler d'un feu créateur, acquérir la compréhension et l'intelligence théorique des événements.

Pour marcher du même pas que notre vie impétueuse, il ne suffit pas de mettre de l'ardeur dans son travail. Le NPCH est fort parce qu'il est armé de la doctrine de Marx, d'Engels, de Lénine de Staline et de Mao et qu'il manie cette arme à la perfection.( en fonction de la réalité concrète d'Haïti). C'est dans la clandestinité, malgré une filature constante par les limiers de la police, au cours d'une lutte acharnée contre le duvaliérisme et la bourgeoisie, les camarades ont assimilé la théorie révolutionnaire, ont synthétisé théoriquement l'expérience de la lutte du prolétariat. Il est vrai que parfois nous étions « libres » pour l'étude. On nous jetait en prison, et là, nous nous mettions à lire, ce qui, à vrai dire, n'était pas toujours possible. C'est un « avantage » que, naturellement, notre jeunesse n'a plus aujourd'hui.

Les communistes, surtout les militants, se plaignent parfois de n'avoir pas le temps de lire et de s'occuper d'eux-mêmes. Je suis, moi aussi, un homme occupé, et pourtant je trouve chaque jour du temps pour la lecture. Chaque jour, je lis ne fût-ce que huit ou dix pages non de papiers administratifs, .mais de livres marxistes, sans compter les nouveaux ouvrages littéraires.

Le camarade Staline a dit un jour que le pire, c'est de penser par formules, par mots d'ordre tout faits. C'est le plus simple, bien sûr. Si l'on veut exposer telle ou telle proposition théorique avec ses mots à soi, il faut avant tout bien la méditer, la comprendre, sinon on peut se tromper. Et quand on ne parle que par formules apprises par cœur, la pensée ne travaille pas comme elle le devrait, elle dort. Aussi pour se livrer à des études théoriques, la première condition est-elle d'étudier à fond la question, de la comprendre, et non d'apprendre par cœur telles ou telles propositions.

Les communistes surtout les militants, sont très occupés. Ils ont un grand travail à accomplir, mais ils n'en sont pas moins tenus d'être des hommes développés à tous les points de vue.

L'édification socialiste a besoin d'hommes instruits ; or, pour être un homme instruit, il faut non seulement lire beaucoup, mais encore étudier sérieusement la philosophie matérialiste, prendre possession des trésors de la science, bien assimiler ce qu'on a lu et savoir rattacher la théorie révolutionnaire à la pratique révolutionnaire.

Et il ne fait aucun doute que si les komsomols savent bien répartir leur temps, ils en trouveront aussi pour les études théoriques.