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Pourquoi une école :

 

Une école pour comprendre et transformer le monde

 

 

Chacun a des raisons différentes pour participer à cette école, mais il y a au moins un point commun pour tous : refuser de subir passivement les évènements et vouloir transformer la réalité. Cette école, on le souhaite, vous permettra d’abord de vous transformer vous même, en comprenant mieux le monde, en ayant les idées plus claires mais aussi à mieux agir dans toutes les luttes auxquelles vous participez (conditions de travail, conditions des paysans).

 

Cependant notre but, n’est pas de donner des cours théoriques pour après avoir le plaisir d’en débattre bien confortablement dans un salon, mais d’être toujours en lien avec la réalité d’une lutte, la réalité de la lutte des classes.

D’ailleurs, un des critères d’invitation à cette école, et d’avoir une pratique commune de militantisme, d’être engagés ensemble dans une action pour transformer la réalité.

 

C’est une des différences importantes du marxisme avec d’autres théories ou philosophies, c’est que ce n’est pas simplement pour décrire le monde mais pour le transformer.

 

Mais ce n’est pas là le but principal de cette école, nous lui donnons un objectif beaucoup plus large et ambitieux. Comme vous le savez, notre but est le renversement du capitalisme et l’instauration du socialisme, pour construire une société communiste. Nous n’ y arriverons pas seuls, ni tout de suite, mais ce but détermine toute notre activité y compris cette école.

 

Nous voulons contribuer à former des militants politiques communistes. Plus généralement, pour nous l’éducation politique est très importante, car sans cela, il y aura toujours, d’un côté ceux qui décident et qui savent et de l’autre des ouvriers qui exécutent. L’éducation, la formation, c’est un des conditions pour que les exploités puissent réellement exercer le pouvoirOn se forme toute sa vie, quelque soit notre parcours, nous mêmes en apprenant à d’autres ce que nous avons précédemment appris, on se forme aussi.

 

Si ensuite certains d’entre vous font le choix de s’organiser avec nous, nous en serons satisfaits. Mais ce n’est ni une condition d’entrée ni de sortie, l’important est de vous aider à vous former pour choisir en conscience qu’elle sera la forme de votre engagement.

 

Et pour ceux qui choisiront de nous rejoindre, cette école est le lieu, de transmission des bases théoriques qui permettront à chacun de participer pleinement à la vie de l’organisation. C’est notre socle théorique commun.

 

Nous avons déjà tous des idées, des conceptions justes ou fausses, Même si nous n’avions jamais milité nous ne serions pas vierges politiquement. Nous vivons dans une société de classes, où la bourgeoisie nous impose ses repères, ses modes de vie, son idéologie. 

Cette école est une école de lutte, pour acquérir et construire ensemble, une théorie prolétarienne. Ce n’est pas une école généraliste, ou on aborde toutes les manières de concevoir les rapports sociaux, c’est une école dont l’objectif est de transmettre les bases  de la théorie marxiste léniniste, qui avec l’expérience du mouvement ouvrier sont nos deux principaux outils pour comprendre et transformer la réalité. 

 

Le ML ce n’est pas un dogme, une doctrine figée, au contraire c’est une façon de penser, vivante et ouverte. C’est à la fois une approche économique, politique et philosophique, qu’on doit enrichir sans cesse des nouvelles expériences et luttes menées, sinon elle se scléroserait

Nous n’enseignons pas qu’elles sont les idées justes de façon absolue, le marxisme n’est pas un prêt à penser, mais nous donnons des éléments de connaissance politique, économique, et philosophique pour mener l’analyse concrètes des situations concrètes, et se forger des idées justes collectivement.

 

La théorie ML est fondée sur le matérialisme, c’est une démarche scientifique, elle se veut donc rigoureuse et exigeante. C’est en partant de la réalité, de la matière (dirions nous en matérialistes) que nous pouvons comprendre le monde.

2 cours seront consacrés plus particulièrement au matérialisme, celui de demain sur le matérialisme historique (comprendre l’histoire, à partir des modes d’organisation des sociétés et de leur rapport de production) et un cours sur le matérialisme dialectique un peu plus tard qui est l’étude des contradictions. 

 

Pour transformer le monde, il faut d’abord en comprendre le fonctionnement. 

 

Transformer le monde, c’est d’abord le comprendre :comment une minorité de Klistes peut exploiter la majorité et comment on est exploité (salaires, etc.), pourquoi certains pays en dominent d’autres, pourquoi il y a la guerre, pourquoi des masses de gens meurent de faim ou de maladie alors qu’on pourrait les nourrir et les soigner. 

 

Il nous faut saisir les contradictions (bourgeoisie prolétariat, pays impérialistes, pays dominés, et d’autres, faire citer des ex) pour savoir comment agir, définir des tactiques politiques mais aussi un projet à long terme, cohérent. 

 

C’est ce projet qui détermine nos idées et notre action. Nos formes d’organisation, les rapports sociaux que nous souhaitons mettre en place et notre façon de lutter sont déterminés par notre conception philosophique

Si on veut construire une société où il n’y a plus d’un côté ceux qui décident et qui savent et de l’autre des ouvriers qui exécutent, cela a des conséquences directes sur nos modes d’organisation et ça veut dire qu’il faut donner à tout le monde de participer pleinement aux décisions à l’élaboration, et à ce chacun partage les tâches moins réjouissantes : ménage…

 

Si nous voulons réellement faire la révolution, il faut nous y préparer sérieusement, et construire les conditions pour qu’elle réussissent

Nous disons, en marxistes, que le capitalisme crée les conditions du socialisme, mais encore faut il comprendre comment envisager son renversement. 

 

Ce n’est parce que le capitalisme crée toujours plus de raisons de se révolter, que les contradictions s’aiguisent que cela débouchera spontanément sur une révolution prolétarienne.

On ne débarrassera pas de l’exploitation par hasard, mais seulement parce qu’on en aura abattu chaque fondement consciemment. 

On le voit, la révolte ne suffit pas (ex)

 

Pour cela, il faut que les exploités s’organisent, qu’ils soient massivement organisés. 

La principale chose qui amène à s’organiser c’est la conscience. La plupart des exploités, s’ils ont des moments de révoltes, s’ils ont conscience d’être exploités, n’ont pas la conscience du chemin à parcourir, de la nécessité de s’organiser, de passer de ce que l’on appelle « classe en soi » à « classe pour soi ».

 

La classe en soi, c’est celle qui existe objectivement, c’est la classe des prolétaires, ceux qui ne possèdent que leur force de travail. Qu’ils aient conscience ou pas de leur situation, leur place dans les rapports de production est une réalité objective

 

La classe pour soi c’est celle qui agit en conscience pour ses propres intérêts.

Aujourd’hui la classe existe en soi mais pas pour soi. 

Elle existe quand elle est structurée à travers un tissu d’organisations : syndicats, associations de femmes de quartier, de jeunes… et surtout quand elle a un Parti. Un Parti du prolétariat, qui regroupe la frange la plus consciente, la plus organisée et la plus active (avec d’autres éléments extérieurs, alliances), qui élaborent et mettent en œuvre collectivement  une action au service des intérêts historiques du prolétariat.

C’est lui qui porte un programme de transformation sociale vers le communisme, et dirige le processus révolutionnaire. 

Il y aura un cours sur le NPCH( ML….. sa naissance.

 

La révolution et la conscience n’arrivent pas toute seule au fil des luttes. Ce n’est pas parce que les contradictions, ouvrier/patron, par ex, se durcissent que la conscience se renforce.

L’affrontement ouvrier/patron ne débouche pas nécessairement sur le projet socialiste.

 

Ensuite il faut sortir de certains idées fausses, qui font partie de l’idéologie de la bourgeoisie, et qu’elle répand dans toute la société : faut être réaliste, il n’y a pas d’autres systèmes économiques possible, etc. Autres ex :

 

Spontanément, les exploités veulent améliorer leurs conditions de vie et de travail, c’est normal et on ne peut pas se débarrasser de l’exploitation comme cela, car pour cela il faut sortir du cadre de l’entreprise, sortir du rapport ouvrier/patron, comprendre que la domination capitaliste ne s’arrête pas aux portes de l’usine, elle s’ étend à tous les aspects de la vie !

 

Citer idées fausses quand on reste au rapport ouvrier/patron

 

Le marxisme est une théorie qui a été construite en dehors du rapport immédiat ouvrier/patron, c’est pour cela qu’elle nous donne une compréhension globale.

Marx (bourgeois) et Engels qui ont initié notre théorie, n’ont rien inventé, ils vivaient au XIX siècle et ont vu les luttes du mouvement ouvrier. En partant de ces expériences, avec leur propre recul, ils ont analysé le fonctionnement économique et politique du capitalisme et en ont compris les lois de fonctionnement globales. Ce qu’ils ont cherché ensuite c’est d’armer le prolétariat avec cette connaissance nouvelle pour les aider à construire une autre société.

C’est toujours ce que nous essayons de faire, on parle de fusion du marxisme et du mouvement ouvrier.

Car si la théorie nécessite du recul, de s’extraire des luttes immédiates, elle doit appartenir et être portées par les exploités.

 

On voit dès l’origine, c’est une théorie en lien avec la pratique (celle du mouvement ouvrier) et qui cherche à retourner à la pratique pour continuer à s’enrichir. C’est toujours ce que nous faisons. Nous pensons que c’est comme cela que nous pouvons développer des idées justes, que c’est en partant de la réalité, de la matière (dirions nous en matérialistes) que nous pouvons comprendre le monde, mais cela c’est surtout pour demain…