Pour diriger une révolution de libération anti-impérialiste et de libération populaire, il faut un parti communiste clandestin. Dans, sa conception stratégique, un parti clandestin est la seule forme d’organisation à mettre en application en Haiti.
Dans la conjoncture actuelle, cette vision à moyen et à long terme est essentielle. Pour la construction du Parti, il faut lier une compréhension réaliste de la situation spécifique actuelle, à une compréhension des tâches à long terme.
Prenons deux exemples dans le monde. 1) Le Parti Communiste des Philippines reste rigoureusement clandestin. 2) En Corée, Kim Il Sung a dirigé toute la révolution des structures anti Japonaises qui s’est déroulée dans les conditions spécifiques de l’occupation Japonaise avec la ligue Anti Japonaise et l’Armée révolutionnaire, sans parler du Parti Communiste qui existe sous forme d’organisation clandestine à l’intérieur des structures anti-japonaises.
Dans la situation actuelle, il est clair qu’il faut aussi bien un parti légal qu’un parti( communiste) illégal, c’est-à-dire « ouvert », n’agissant pas publiquement le visage découvert, mais faisant connaître ses analyses au public.
Vania Lubin ( membre du Bureau Politique)