Structure générale et division des tâches dans la cellule première partie

LES TACHES PRINCIPALES DE LA Cellule

Les taches les plus importantes de la cellule sont

1.    Etudier et appliquer le marxisme-léninisme.

2.   Etudier la ligne politique du Parti et mener la lutte d’une manière active, pour élever  le niveau de conscience de la masse.

3.   Défendre, d’une manière active, la politique et les décisions du Parti parmi les masses et appliquer vigoureusement toutes les campagnes et actions du Parti.

4.   Donner une direction à la lutte des classes et aider les ouvriers à s’organi­ser pour la lutte de classes.

5.   Dans tout travail, appliquer la ligne de masse, centraliser les idées justes des masses, mobiliser pleinement les masses et surmonter les idées erronées par l’éducation. Dresser le bilan des expériences. Critiquer les erreurs et tirer des leçons, systématiser les choses positives. Employer le bilan pour éduquer et pour donner une impulsion à la cellule et à tout le Parti.

6.   Forger des liens nombreux et solides entre le Parti et les ouvriers sympathi­sants, éduquer les ouvriers d’avant—garde et les recueillir dans le Parti.

7.   Discuter de toutes les questions du Parti et prendre position.

8.   Maintenir la discipline du Parti et renforcer la vigilance contre les provo­cateurs, les éléments infiltrés et les ennemis de classe.

9.    Percevoir les contributions au Parti des membres; combattre tout libéralisme et individualisme a ce niveau. Par  l‘éducation et la lutte, appeler les mi­litants, sympathisants et ouvriers à soutenir le Parti financièrement. Pren­dre soi n de la construction matérielle du Parti.( page 13)

2 POUR REALISER CES OBJECTIFS, UNE DIVISION DES TACHES El DES RESPONSABILITES EST NECESSAIRE.

Chaque cellule a beaucoup de tâches; cela demande beaucoup d’efforts pour s’acquitter des différentes tâches et pour en contrôler régulièrement l’applica­tion.

2.1.   Quand .la division des tâches n’est pas appliquée rigoureusement, les tâches ne peuvent pas être remplies convenablement.

Ceci provoque la passivité et le découragement. Les tâches politiques et organisationnelles existent souvent déjà sur papier. Mais, tant que chaque domaine différent du travail de cellule ne tombe pas sous la responsabilité spécifique d’un membre de la cellule, cette tâche ne sera pas remplie du tout, ou bien remplie très irrégulièrement.

Il est donc impossible d’obtenir des résultats solides sur chacun de ces terrains.

2.2.   La division des tâches est nécessaire pour un travail de cellule efficace.

1. Sans division des tâches, il est impossible de contrôler le travail.

Il ne peut s’en suivre que du désordre et du découragement.

2.   Sans division des tâches, on discute tantôt de ceci, tantôt de cela, la cellule parle à bâtons rompus et on perd beaucoup de temps inutilement.

3.   Sans division des tâches, des tâches importantes sont délaissées pendant tout un temps. Par contre, quand chaque membre est responsable pour un domaine déterminé du travail de cellule, il prépare cela pour la réunion de cellule : rapport sur Ia situation, propositions d’améliorations, pro­blèmes qu’il n’a pas encore pu résoudre.

Ainsi, même quand i1 n’y aura pas eu suffisamment de temps pour discuter de tous les aspects du travail de la cellule à la réunion — ce qui ne se fera quasi jamais – chaque camarade sait sur quoi il doit porter son at­tention de façon constante.

2.3.   Ce n’est que par une bonne division des tâches que les membres pourront se former rapidement.

Quand il n’y a pas de division des tâches, tout le monde doit tout faire. Cela crée de la confusion pour les nouveaux ouvriers. Sans division des tâches, un ouvrier n’apprend pas à exécuter lui-même ne fût-ce qu’une tâche, et il n’aura pas l ‘occasion de devenir expérimenté dans un aspect du travail communiste.

Si cependant i1 reçoit la responsabilité d’une rnême tâche pendant quelques mois et si on 1 ‘aide à 1’ exécuter, i1 pourra s’aguerrir progressivement au cours de ces mois dans cette partie du travail de la cellule et il pourra maîtriser relativement bien tous les problèmes liés à ce travail. Il étu­diera le marxisme léninisme pour réaliser correctement sa tâche. Ceci élè­vera sa conscience et sa confiance en lui-même.

2.4.   Conclusion.

1.   La division des tâches doit donner à tous les ouvriers une vie d’ensem­ble sur toutes les tâches de la cellule du Parti.

2.   La division des tâches permet que tout ouvrier soit régulièrement im­pliqué dans le travail de la cellule, de sorte qu’il ne soit jamais tenu à1 ‘écart de la vie de la cellule.

3.   La division des tâches permet à chaque ouvrier d’étudier et de devenir expérimenté dans un domaine spécifique, et d’y obtenir des succès.

4.   La division des tâches permet de réaliser un meilleur contrôle et une meilleure direction et éducation de chaque ouvrier.

5.   La division des tâches permet que les réunions soient rendues plus effi­caces et plus pratiques.

6.   La division des tâches assure que toutes les tâches importantes soient suivies et travaillées de façon permanente.( page 14)

3 LA DIVISION DES TACHES

1. Le dirigeant de la cellule

2. Le responsable de 1 ‘organisation

3. Le responsable syndical

4. Le responsable de l’agitation

5. Le responsable du journal ou du site

6. Le responsable de la formation

7. Le responsable financier et technique

NOTE      Dans les cellules qui ne comptent que trois membres, le dirigeant de la cellule est à la fois responsable de 1 ‘organisation ou responsable syn­dical.

Dans les cellules de 4 membres ou plus, la tâche du dirigeant de cellule est distincte de celle du responsable de l’organisation.

Dans les grandes cellules, les quatre fonctions principales (dirigeant de cellule, responsables de 1 ‘organisation, syndical et de 1’agitation) constituent le bureau de la cellule.

Le responsable financier ne doit pas faire partie du bureau de la cel­lule. Il travaille sous le contrôle du responsable de l’organisation. Dans les cellules qui ne comptent que peu de membres, certains membres seront chargés de deux tâches. Mais dans les grandes cellules, chaque membre doit avoir une tâche spécifique, éventue1lement une tâche partiel­le qu’il accomplit sous la direction du responsable principal. Ainsi, chaque membre pourra participer à la responsabilité du travail de cellule et se formera dans le travail communiste.

POUR UNE JUSTE CONCEPTION DE LA DIVISION DES TACHES

  4.1. Chaque responsable principal doit répondre personnellement de deux ou trois

  Tâches principales dans ce domaine.

  Exemple le responsable pour l’agitation doit diriger personnellement

                          l’équipe de propagande et le travail individuel des militants

                          dans l’usine. Un autre membre de la cellule peut cependant, sous

                          la direction du responsable pour l ‘agitation, être responsable

                          pour le journal d’usine.

4.2.      Nous devons avoir en vue la lutte que nous menons et savoir par expé­rience que si la division des tâches est conçue de façon erronée, cela peut amener à la décadence bourgeoise. La répartition des taches ne peut pas conduire à la conception bourgeoise : “je suis responsable pour ceci, je ne m’occupe pas du reste”.

Chaque membre de la cel1ule doit avant tout devenir un communiste et donc acquérir une vision complète de la lutte de classes. Chacun doit d’abord se soucier du bon fonctionnement de l’ensemble de la cellule.

 La division des tâches visent précisément à améliorer 1‘ensemble du travail de la cellule : chacun apprend à se spécialiser dans une tâche, mais il doit en même temps tenir compte de 1 ‘ensemble de l’activité de la cellule. Cette division des tâches ne signifie donc pas du tout que chaque secteur du travail ne concerne qu’un ou deux membres de la cellule, bien au con­traire.

Chaque responsable d’un domaine veille à ce que l’ensemble de la cellule s’acquitte de ses taches dans ce domaine. Il contrôle, centralise et dirige le travail de chaque militant dans ce domaine spécifique. Il répartit le travail entre les différents militants, rassemble les données nouvelles qu’apporte chacun, etc.

Cette division des tâches a pour but que toute la cellule accomplisse ces tâches d’une meilleure façon et plus régulièrement.

4.3.      Chaque membre de la cellule doit avoir lu le texte sur la cellule pour acquérir une vue complète sur les tâches de la cellule.

Chaque membre de la cellule doit continuellement juger le travail des au­tres responsables et préparer une prise de position sur tous les points de 1 ‘ordre du jour.(page 15)

LENINE SUR L’IMPORTANCE DE LA DIVISION DES TACHES

Dans la citation ci-dessous (‘Lettre à un camarade, sur nos taches d’organisa­tion tome VI, p 251-252), Lénine explique pourquoi et comment la division des tâches doit être effectuée.

1.      Le Parti, explique Lénine, doit être dirigé par un groupe homogène et uni­fié de révolutionnaires formés, qui ont acquis des expériences dans tous des aspects possibles du travail communiste. Ce noyau doit tenir solide­ment en main l’ensemble du Parti sur le plan idéologique, politique et or­ganisationnel. Tout le travail du Parti doit être centralisé par ce noyau.

2.      En ce qui concerne l’exécution de la ligne et des taches, la plus grande décentralisation est nécessaire. Cela signifie que, dès que possible, la division des tâches doit être appliquée. Ceci est la condition pour que le Parti accomplisse toutes ses tâches efficacement, pour que tous les camara­des reçoivent une tache conforme à leurs capacités et pour que le plus grand nombre d’ouvriers puissent participer activement au mouvement révolutionnaire.

3.   Cette division des taches ne mènera pas à une dispersion du travail du Parti et de l’organisation du Parti si le noyau dirigeant est informé sur ce que fait chacun et sur la manière dont il le fait, de sorte qu’il puisse inter­venir

L’organe de l’Iskra, était le noyau dirigeant suprême parmi les communistes russes.

4.      Cette division des taches est une condition pour une amélioration ininterrom­pue de la ligne et des directives que donne la direction supérieure. La di­rection supérieure doit baser ses directives sur les expériences acquises dans la pratique. Cette expérience sera d’autant plus riche et efficace si un ou plusieurs camarades se seront perfectionnés et appliqués sur un aspect du travail du Parti.

Ils doivent faire parvenir les expériences acquises et les leçons qu’ils en tirent à la direction supérieure. La direction supérieure assimile toutes ces expériences et les transforme en une nouvelle éducation et en de nouvel­les directives, qui sont chaque fois plus justes et qui font avancer l’en­semble du Parti.

5.      Seule une division des tâches peut garantir que chaque camarade accomplira une tache utile et ne s’occupera pas “de tout et de rien” sans but précis.

Lénine, Lettre à un camarade sur nos tâches d’organisation (tome VI, p 251-252)

Nous sommes arrives ici à un principe extrêmement important de toute l’organisation et toute l’activité du

parti : si, en ce qui concerne la direction idéologique et pratiques du mouvement et de la lutte révolutionnaire du

prolétariat, il faut la plus grande centralisation possible en ce qui concerne l’information du centre du parti (et par suite de tout le parti) sur le mouvement et la responsabilité devant le parti, il faut la plus grande décentralisation possible. Le mouvement doit être dirigé par le plus petit nombre possible de groupes les plus homogènes possible, riches de 1 ‘expérience de révolutionnaires professionnels. Au mouvement doit participer le plus grand nombre possible de groupes les plus divers et les plus hétérogènes possible s venus des couches les plus différentes du prolétariat (et des autres classes du peuple). Et en ce qui concerne chacun de ces groupes, le centre du parti doit toujours disposer non seulement des données exactes sur leur activité, mais aussi des données aussi complètes que possible sur leur composition. Nous devons centraliser la direction du mouvement. Nous devons aussi (et nous devons pour cela, car sans information la centralisation est impossible) décentraliser au maximum la responsabilité devant le parti de chacun de ses membres, de chacun de ceux qui participent au travail, de chaque cercle membre du parti ou apparenté au parti. Cette décentralisation est la condition indispensable de la centralisation révolutionnaire et son correctif nécessaire. C’est justement lorsque cette centralisation sera achevée et que nous aurons un O.C. et un C.C. que la possibilité pour les plus petits groupes de s’adresser à eux et non seulement la possibilité, mais l’habitude, acquise par une pratique de longues années, de s’adresser

régulièrement au C.C. et à l’O.C. éliminera les résultats fâcheux que peut avoir la présence su sein de tel ou

tel comité local d’éléments peu satisfaisants. Maintenant que nous sommes à la veille d’une réelle unification du

parti et de la création d’un véritable centre dirigeant, nous devons nous graver dans 1 ‘esprit que ce centre sera impuissant

si nous ne réalisons pas en même temps une décentralisatoni maxima dans la responsabilité a l’égard de ce

centre et dans son information sur toutes les roues et tous les rouages de la machine du parti.

Cette décentralisation n’est rien d’autre que l’autre aspect decette division du travail qui, de l’aveu général, constitue l’un des besoins pratiques les plus urgents de notre mouvement. Aucune attribution officielle du rôle dirigeant à une organisation, aucune création de Comités centraux formels ne rendra notre mouvement réellement uni ni ne créera un parti solide et combatif, si le centre du parti reste comme par le passé séparé du travail pratique direct par des comites locaux du type ancien, où, premièrement, entre une masse de gens dont chacun dirige toutes sortes d’affaires sans consacrer à des fonctions bien dis­tinctes du travail révolutionnaire, sans être responsables d’entreprises particulières, sans se donner la peine d’étudier soigneusement, de préparer minutieusement et de mener jusqu’au bout ce qu’ils entreprennent et dépensent une masse de temps et de forces en vaines agitations, et qui, deuxièmement, sont flanqués d’une masse de cercles d’étudiants et d’ouvriers, pour la moitié complètement inconnus du comité, et pour 1 ‘autre moitie~ aussi encornbrants, aussi peu spécial— uses, n ‘élaborant pas plus d’expérience professionnelle, n ‘utilisant pas plus l’expérience des autres et exactement aussi occi1pés que le comité a d’interminables réunions “a propos du tout”, a des élections et a des élaborations de statuts.

Pour que le centre puisse bien travailler, il faut que les comités locaux cv transforment, deviennent des organisations spécialisées et plus “pratiques “, atteignant effectivement la perfection soit dons l’une soit clans l’autre des fonctions pratiques. Pour que le centre puisse non seulement conseiller, con— vaincre, discuter (comme cela CV faisait jusqu’a présent), mais effectivement diriger l’orchestre, il est nécessaire, que l’on sache exactement qui conduit les voisins, à quel endroit, qui a appris et apprend chacun des instruments, oi~ et comment ii iv fait, qui (lorsque lv musique commence a dcltonner) est responsable des canards et qui il faut dépiacer, etc., pour corriger les dissonances.”

Voir aussi que Faire (tome V pages 479-485)

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